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Les Hénokiens, un club très fermé

Les Hénokiens, un club très fermé

Le vétéran des Hénokiens, c'est Hoshi Ryokan, un hôtel créé en 718 au Japon.

Seules 38 entreprises existent depuis 200 ans au moins dans le monde. On les appelle les «Hénokiens». Ils étaient à Bruxelles.

Non, les Hénokiens, ce ne sont pas des Ménapiens! C'est un cercle de «famille» tout ce qu'il y a de fermé. Et pour cause, n'est pas «Hénokien» qui veut! Créée en 1981, l'association des hénokiens rassemble les entreprises familiales qui comptent au moins deux cents ans d'existence.

Aujourd'hui, on en compte trente-huit de par le monde : quinze italiennes, dix françaises, quatre allemandes, quatre japonaises, deux suisses, une hollandaise, une irlandaise (du nord) et... une belge.

Des descendants de Mathusalem

D'où vient ce nom? L'idée de créer une telle société a été prise en 1981 par le PDG de Marie Brizard, descendant de la créatrice (en 1755) de la première anisette. C'est lui qui décida du nom, se souvenant que Hénoch était l'un des grands patriarches de la Bible. Fils de Caïn et père de Mathusalem (voilà qui explique....), il vécut avant le déluge et disparut à 365 ans!

Les Hénokiens étaient 32 en 2003, ils sont 38 aujourd'hui. L'association, qui a son siège à Paris, réunit ses membres tous les deux ans dans un pays différent : en Hollande en 2000, en Allemagne en 2002, à Florence en Italie en 2006, et vendredi à Bruxelles.

Pour appartenir à cette association d'entreprises il faut d'abord que sa société ait au moins 200 ans d'âge, mais aussi que la majorité des parts soit toujours détenue par les descendants du fondateur et que la direction soit effectivement assurée par l'un d'eux. En outre, l'entreprise doit prouver sa bonne santé financière.

Il ne s'agit donc pas d'une confrérie mais d'un groupement d'entreprises aux centres d'intérêts très diversifiés (édition, joaillerie, banque, commerce, etc.). Ce n'est pas non plus un club d'affaires : les Hénokiens n'échangent pas de services, uniquement des idées.

Un message pour l'avenir

Vendredi, à Bruxelles, le président des Hénokiens, Peter von Möller, patron d'un groupe allemand créé en 1762, a rappelé les objectifs poursuivis par l'association et les messages clés qu'elle veut faire passer dans l'opinion, à savoir l'importance croissante de l'entreprise familiale dans l'économie européenne et mondiale, tant pour sa croissance économique que sa stabilité sociale.

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