Dépenses électorales

Écolo, le meilleur vote qualité-prix

Écolo, le meilleur vote qualité-prix

Les Écolos ont dépensé en moyenne 0,88 € par vote obtenu. A l'inverse, le cdH a déboursé 2,44 € pour chaque électeur convaincu. (photo EdA)

Le coût de la démocratie, c’est aussi le coût de la propagande. Une étude ULB-KUL détaille les dépenses des élections du 10 juin 2007. Il en ressort notamment qu'un candidat cdH dépense trois fois plus qu'un Écolo. Classement des plus dépensiers.

Écolo a fait la campagne la plus rentable, en rapport qualité-prix. Le cdH, la moins efficace. Les verts francophones ont dépensé en moyenne 0,88 par vote obtenu. À l’inverse, chaque vote cdH a coûté 2,44, le plus cher. Les trois autres formations sont plus proches de la moyenne des 1,65 dépensé par vote. Le vote PS a coûté 1,74, le vote FN 1,72 et le vote MR 1,51.

Le rapport sur les dépenses électorales du 10juin 2007 est édifiant, à cet égard. Le Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) de l’ULB, et son pendant à la KUL, ont mené une étude approfondie sur cette question.

On apprend ainsi que tous les partis s’approchent du million d’euros dépensé, somme maximum qui peut être dépensée au cours d’une campagne. Sauf les Écolos. Les verts ont dépensé seulement deux tiers de ce million. Écolo, étranglé par les difficultés financières liées à son échec de 2003, s’est montré extrêmement économe.

Les partis dépensent-ils de moins en moins pour leur propagande? Oui et non. On note une baisse impressionnante du total des montants engagés entre 1991 et2007. Mais, notent les auteurs de l’étude, à partir de 2003, les élections pour toutes ces assemblées ont été découplées. Au total, disent-ils, pour chaque parti, les dépenses électorales sont moins importantes par année d’élection mais plus régulières. Au lieu de dépenser 12 millions d’euros, l’on investit deux fois 8 millions d’euros.

Mais si chaque candidat et chaque parti avaient dépensé le maximum autorisé par la Loi, on aurait frôlé les 12 millions d’euros. Le rapport entre dépense réelle et dépense autorisée est de 67,38%, du côté francophone. La gourmandise des partis en tracts et affiches est donc loin de crever les plafonds légaux.

En Flandre, à l’exception de Groen avec 762.000  et de la liste Dedecker (LDD) avec 261.000, tous les partis ont quasiment atteints leur plafond autorisé de un million d’euros. Si on ajoute, les dépenses des candidats, l’Open-VLD arrive en tête avec près de 3,3 millions d’euros devant le cartel CD & V-nv. a (près de 3,2 millions), le spa-spirit 2,7 millions.

Le rapport entre les dépenses et les votes recueillis donne la liste Dedecker gagnante avec 1,03  par voix devant le Vlaams Belang (1,22), le CD & V/nv-a (1,26), Groen (1,75 ), le sp.a Spirit (1,99) et L’Open-Vld (2,04). Au total les partis flamands ont dépensé, 1,55 par voix pour 1,65 par voix du côté francophone.

L’ensemble de la campagne a coûté près de 20,5 millions d’euros pour l’ensemble du pays.

Les francophones qui ont le plus dépensé :

  • 1. R. Fournaux (MR)  51.972,28 €
  • 2. A. De Decker (MR) 51.578,59 €
  • 3. F. Delpérée (cdH)  51.572,31 €
  • 4. P. Mahoux (PS)       51.563,01 €
  • 5. L. Michel (MR)         51.310,94 €
  • 6. F. Martou (PS)         51.019,29 €
  • 7. P. Courard (PS)      50.185,11 €
  • 8. A.-M. Lizin (PS)        50.079,79 €
  • 9. A. Courtois (MR)     49.765,00
  • 10. C. Vienne (PS)      49.716,01 €

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