Polémique écologique sur le traité de Lisbonne

Vingt-sept délégations qui se déplacent en même temps de leur pays respectif vers deux destinations en deux jours, ça fait mauvais genre quand on se veut apôtre de la lutte contre la pollution. (photo Reuters)

Les 27 délégations de l'Union Européenne participeront à une cérémonie le 13 décembre à Lisbonne pour la signature du nouveau traité de réforme. Le lendemain, destination Bruxelles. Des déplacements qui font jaser.

+ Le traité de Lisbonne conclu la nuit dernière

L'Union européennne aime en effet à se présenter comme le fer de lance de la lutte mondiale contre le changement climatique. Et sur ce coup-là, elle en fait la curieuse démonstration.

La présidence portugaise de l'Union européenne a donc convoqué l'ensemble de Vingt-sept le 13 décembre prochain dans la capitale portugaise pour une cérémonie en grande pompe. Une fois leur seing apposé, ces mêmes chefs d'Etat, qui auront tous convergé de leur pays respectif vers Lisbonne, reprendront ensuite chacun leur avion personnel pour se retrouver quelques heures à peine plus tard à... Bruxelles pour l'ouverture de leur traditionnel sommet européen de décembre, prévu le 13 et le 14 décembre.

Ce va-et-vient aérien du 13 décembre interviendra quelques jours à peine après une autre réunion de chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-sept, toujours à Lisbonne, les 8 et 9 décembre où doit se tenir le sommet UE-Afrique, en marge duquel le traité réformateur aurait également pu être paraphé.

"La lutte contre le changement climatique n'implique pas que l'on ne se déplace plus du tout", s'est défendu le porte-parole de José Manuel Barroso qui devait justement présenter vendredi midi au Vingt-sept réunis Lisbonne un document sur la... lutte contre les changements climatiques. (Avec Belga)