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Claudio porte-t-il le chapeau?

Qui a frappé deux joueurs de Riennelors du match contre Biesmerée? Selon Musialik, pourtant reconnu par les victimes, c'est un certain Claudio. Mais...

La séance du CP, divisé en deux chambres, a pris du retard hier soir. En cause, le match arrêté entre Rienne et Biesmerée, en 3C, qui a plongé les membres du comité provincial en plein brouillard. Ils n'en sont d'ailleurs toujours pas sortis puisque cette affaire a été logiquement mise en continuation, au mercredi 31 octobre prochain. Mais, déjà, le CP a sanctionné les deux clubs. En plus d'une amende de 25€, ils perdent le match par forfait.

Mais que s'est il passé? Le 29 septembre, Biesmerée se déplace à Rienne. Le score est de 2-2 quand l'arbitre, M. Dubassin, prend note d'un changement sur son carnet, vers la 88e. Quand il relève la tête, il constate qu'une bagarre a éclaté sur le terrain. «Mais dire qui a déclenché les hostilités, ça, je n'en sais rien, admet l'homme en noir. Voyant que plusieurs joueurs saignaient, j'ai préféré mettre fin à la rencontre».

Devant le CP, Julien Santin, joueur de Rienne, est catégorique : «J'allais monter sur le terrain pour le changement quand M. Musialik m'a donné un coup de poing au visage». Tellement catégorique que le joueur a aussi porté plainte au civil. Son coéquipier, Rudy Catoul est lui un peu mais formel : «J'ai pris des coups (une déclaration d'accident le confirme), soit du numéro 18 soit du n°4. Si le libero de Biesmerée n'avait pas été là pour s'interposer, je ne saurais sans doute plus vous parler ce soir...».

Le 18, c'est bien François Musialik, convoqué car soupçonné de coups. Ce qu'il nie en bloc : «Je joue au foot depuis 20 ans, je n'ai jamais pris de carte, je suis jeune père de famille, pourquoi je risquerai de tout perdre pour un match de foot? Non, je m'échauffais le long de la touche et je n'aurais pas su frapper. Et puis comment auraient-ils vu mon numéro puisque je portais un survêtement?». «Sur votre short», répond Rudy Catoul, en montrant des marques de coups sur son visage.

Éphémère trou de mémoire

Accusé et reconnu pas les joueurs de Rienne, M. Musialik donne ensuite une drôle d'explication : «Celui qui a donné le coup, je sais qui c'est, il m'a dit que je pouvais le dénoncer!». Qui est-ce alors demande le président? «J'ai oublié son nom, répond le joueur qui retrouvera finalement vite la mémoire. C'est Claudio. Mais je ne connais pas les noms de famille dans l'équipe...» Un coup d'oeil sur la feuille et le présumé coupable est trouvé. «Mais c'est le plus vieux à Biesmerée, vous ne cherchez pas à lui faire porter le chapeau», s'interroge M. Pignolet. La réponse d'ici 15 jours, peut-être, quand le bagarreur masqué et tous les protagonistes de cette sombre histoire reviendront devant le CP.

«Mais qu'on arrête de dire partout que Biesmerée est un club de bagarreurs, conclut le délégué Vincent Igot. Peut-être il y a 20 ans mais plus maintenant. Nous nous entendons très bien avec le club de Rienne avec qui nous avons joué la montée l'an passé». Heureusement...