Basket-ball Division 1

Pepinster, une question de fond(s)

Verviers-Pepinster cherche toujours son basket. Rien d'étonnant en soi compte tenu du retard de préparation et des moyens mis en oeuvre.

Tout s'explique. Cette troisième défaite aussi. Une rencontre déroutante. Une entrée en matière foireuse (44-17) suivie d'une sérieuse... entrée en résistance (66-64) pour finir dans la plus totale désorganisation (99-77) : Pepinster se cherche visiblement. Question de fond et de fonds. Explications en trois points.

1. Fond de jeu. Comment une équipe peut-elle afficher tout et son contraire? Comment est-elle capable de refaire un handicap de quasi 30 points pour sombrer aussitôt et s'en prendre 20 dans la vue?

C'est le propre d'une formation qui ne forme pas encore un bloc, qui se construit pas à pas. Avec de temps à autre des éclairs de jeu bien léché, mais plus souvent des erreurs grossières.

Péchés de jeunesse, déficit d'expérience : les poncifs reviennent chaque saison. Si, parfois, ils s'estompent après quelques semaines de préparation, la tendance est davantage dans un gommage progressif au fil de la saison. C'est qu'il faut du temps, à chaque joueur, pour apprendre à jouer avec ses nouveaux partenaires.

2. Fonds de commerce. Pas besoin de rappeler les difficultés financières dans lesquelles le club se dépatouille. Avec pour conséquence une enveloppe «sportive» très limitée qui n'a permis aucune folie dans le recrutement. Mais, après quatre matchs, force est de constater une certaine fébrilité dans certains secteurs de jeu.

«Comme dans nos rangs, lâchait l'ex-Pepin David Kalut (Alost), il manque un joueur intérieur de poids à Pepinster», le seul Dimitri Jorssen peinant à donner la pleine mesure de ses moyens (6pts - 3rbds en quasi 20 minutes). Un faible apport qui mine, notamment, Sacha Massot obligé de «tout donner» en défense (9 prises de balle) au détriment d'un apport offensif bien nécessaire (4pts).

3. Bon... fond. Heureusement, et c'est là le message d'espoir à noter, ces Pepins-là dans leur ensemble possèdent un bond fond et un bon état d'esprit. Désireux de progresser individuellement et de trouver leur équilibre dans l'équipe, ils mettent du coeur à l'ouvrage. Parfois, quelques tensions surviennent, mais elles sont la preuve d'un désir de bien faire. Parce que ces gars-là, aussi, veulent prouver leur valeur, ravir leurs fans et... se faire plaisir. Preuve ce samedi face à Bree?