Frédéric Lejeune à moins d'une seconde du titre

Roi du suspense! C'est le titre officieux décroché par le pilote Frédéric Lejeune au terme des 2 800 kilomètres du Moto Tour.

Déjà vainqueur par le plus petit écart de la première édition du Belgium Moto Tour en mai dernier, Frédéric Lejeune est décidément le roi du suspense lorsqu'il s'agit d'épreuve routière.

Ce dimanche, Toulon était la ville d'arrivée de la deuxième et dernière manche du championnat international des rallyes motos. Un final que le pilote de la BMW Megamoto n'est pas prêt d'oublier.

«Dans la dernière spéciale du Mont Faron, une étape mythique noire de monde, j'ai réalisé le meilleur chrono. Malheureusement, au moment du décompte final j'échoue à huit dixièmes de seconde du podium. Du même coup, ce premier titre m'échappe pour un petit point. Sur le moment, je n'ai pu cacher une certaine déception, mais à la réflexion, j'aurais signé à deux mains au début de saison pour cette place de vice champion derrière Jehan d'Orgeix, un des meilleurs pilotes français.»

D'autant que Frédéric Lejeune n'a pas à rougir de la performance réalisée durant une semaine sur les routes et circuits français.

«Le niveau était incroyablement élevé cette année. Je m'étais pourtant bien préparé, mais il n'y avait rien à faire avec ma BMW Megamoto face au top de la vitesse française. De mon côté, je dois encore m'améliorer pour pouvoir revendiquer la victoire dans ce Moto Tour, même si je n'ai rien à regretter. J'ai beaucoup mieux roulé que l'an dernier. De plus, je pourrais me consoler en ayant terminé cette épreuve en beauté avec deux victoires dans les deux plus belles spéciales (Mont d'Or et Mont Faron) où les cylindres de ma Béhem ont plus d'une fois frôlé les murets.»

Une raison de plus pour remettre le couvert la saison prochaine?

«Il faut encore en discuter, mais je suis bien sur partant, même si cela sera un peu plus compliqué à organiser. On parle de 4 épreuves. Outre la Belgique et la France, viendraient s'ajouter l'Italie et le Portugal. Avec les reconnaissances cela demande beaucoup de temps, et il faut aussi un peu travailler! L'idéal serait de regrouper tout, reconnaissance et course en une semaine, mais tout le monde n'est pas du même avis.»

En attendant, Frédéric Lejeune ne peut qu'une fois de plus remercier toute l'équipe qui l'a épaulé. Orchestrée par son frère Éric, cette bande de copains a été irréprochable et a de plus fait l'unanimité pour son efficacité.