Est-ce vraiment une consolation ?

(photo Reuters)

En prélude à Angleterre-Afrique du Sud , amère finale pour la France, les Bleus veulent la 3e place. Pas vraiment une consolation, mais...

Les Pumas argentins disputeront âprement la 3e place du Mondial à la France, au Parc des Princes, en alignant une équipe forte de la majorité de ses cadres, malgré six changements dictés par l'état de santé, de fatigue des joueurs usés par sept semaines de compétition, et un engagement mental fragilisé depuis que s'est évanouie la perspective d'une finale.

«Une grande équipe est une équipe qui joue aussi après une défaite, a expliqué le''général'' des Pumas, Agustin Pichot. Mais on ne dispute pas une revanche contre l'équipe de France. On va jouer au rugby avec le maillot de l'équipe nationale, et conclure une Coupe du monde exceptionnelle. On a très mal joué contre l'Afrique du Sud, on veut finir de manière noble.»

French flair?

Consolation ou pas, l'affrontement promet en tout cas d'être rude contre des Bleus qui veulent laver l'humiliation du match d'ouverture (12-17). D'autant que l'encadrement français, marqué par l'échec de 2003 (déroute 13-40 contre la Nouvelle-Zélande pour la 3e place), a bâti une équipe pour décrocher le bronze, avec neuf changements mais le maintien, là aussi, de valeurs sûres, dont le capitaine Raphaël Ibanez. De plus, joueurs français et argentin n'ont pas échangé que des amabilités ces derniers jours. Et le fameux french flair, ou plutôt son absence dans le jeu de l'équipe de Bernard Laporte, a alimenté le débat même chez les Bleus, Michalak ne mâchant pas ses mots à propos d'un rugby «trop prévisible». Pichot refuse de s'associer à la polémique : «Jamais je ne critiquerai le système français, ni un ami qui joue au rugby. La seule chose que j'ai critiqué, c'est que l'on ait été sifflé pendant les vingt premières minutes contre l'Écosse, en 1/4 de finale, parce qu'on tapait des chandelles, ce que la France a fait aussi. Chacun joue comme il lui convient pour gagner.»

Pas la fin du rugby

Côté français, ce sera donc le dernier match du Secrétaire d'État Laporte, qui n'aura pas réussi à (re) faire l'unanimité pour sa sortie : «Ce sera un peu particulier lors de la remise des maillots, avoue-t-il. J'aurai certainement une pensée, mais on s'en fout! Ce sera aussi la dernière de certains joueurs : Raphaël (Ibanez), Fabien (Pelous) même s'il ne joue pas. Je ne vais pas faire un fromage de mon dernier match. Ce n'est pas la fin du rugby. Dans trois mois, il y a le Tournoi des six nations pour lequel 80 % du groupe repostulera. C'est une rencontre pour bien clore la compétition et marquer des points en vue du Tournoi. Le nouveau sélectionneur tiendra compte de ce match.»

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