Interlagos juge de paix, FIA juge d'équité

Hamilton ou Alonso champion dimanche? Faites vos jeux. (photo Belga)

Comme en 2006 et 2005 , le GP du Brésil est décisif pour l'attribution du titre. Hamilton part favori. McLaren sera surveillé de près.

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La question passionne tous les amateurs de Formule 1 depuis 12 jours, et plus exactement depuis que Lewis Hamilton a perdu le contrôle de sa monoplace dans la voie des stands au Grand Prix de Chine : qui sera champion du monde? La réponse tombera dimanche soir, sur le coup de 20h (heure belge), voire plus tôt en cas d'abandon(s).

Pour la troisième saison consécutive, c'est donc sur le magnifique circuit brésilien d'Interlagos - ressurfacé cette année - que va se jouer ce week-end la couronne mondiale. En 2005, Alonso avait été sacré face à Kimi Räikkönen puis en 2006 face à Michael Schumacher. Mais cette année, l'Espagnol ne part pas avec les faveurs des pronostics. Lui-même l'avait admis sans détours à Shangaï : «Soit nous aurons à nouveau affaire à un Grand Prix pas "normal", soit Lewis sera champion car à la régulière nos performances sont trop proches que pour imaginer le voir subitement végéter au classement.»

Avant cette dernière course qui pourrait aussi, si l'on en croit les prévisions, se courir sous la pluie, Hamilton (McLaren-Mercedes) compte en effet quatre points d'avance sur son coéquipier et sept sur Räikkönen (Ferrari). Les cas de figure sont multiples, mais pour résumer, on peut dire qu'il suffit, comme en Chine, au Britannique de terminer deuxième pour être sacré.

«Il est dans une situation très confortable, sûr de lui, un peu chanceux... de quoi être champion», commente Giancarlo Fisichella (Renault), rappelant au passage qu'«il est très rapide» et aussi «dans l'un des meilleurs teams.»

Cette écurie, McLaren, sera forcément au centre de tous les regards au Brésil. Compte tenu de la rivalité devenue profonde inimitié entre ses deux pilotes, ainsi que de la différence de relations que chacun entretient avec l'écurie, la Fédération internationale de l'automobile (FIA) a annoncé qu'un inspecteur serait placé spécialement dans le garage de l'équipe «à partir de samedi» pour surveiller que la voiture d'Alonso recevait bien un traitement équitable.

«Nous pouvons affirmer catégoriquement que les deux pilotes disposeront exactement des mêmes chances de remporter la course et le Championnat», assure le directeur général de l'écurie, Martin Whitmarsh.

«Une bonne leçon»

Sauf nouvelle erreur, Lewis Hamilton, en tête du championnat depuis son premier succès en juin au Canada, devrait donc - comme le XV à la Rose la veille? - , faire chavirer le coeur des sujets de Sa Majesté. Il dit en tout cas avoir tiré les enseignements du récent couac. «La Chine fut pour moi une nouvelle bonne leçon, un incident à partir duquel je vais grandir en tant que pilote, assure-t-il. J'ai assez rapidement oublié la déception et depuis que j'ai quitté Shanghai, mon seul objectif est le Brésil.»

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