DIVISION 2 NATIONALE

Il y a des jours, il y a des points

I l y a des jours où un point est vraiment trop peu au vu de la prestation et d'autres, comme dimanche, où l'unité fait bien plaisir.

À l'issue de la rencontre de dimanche Marc Grosjean, l'ancien entraîneur des «Merles», ne décolérait pas : «J'ai rarement vu pareil gaspillage de la part de mon équipe. Ce match on devait le gagner cent fois tant on a eu des occasions de secouer les filets et au lieu de cela on a frôlé le K.-O. à quelques minutes de la fin sur un coup de tête de Fasano.

» Cela arrive souvent en football de se faire surprendre en fin de match alors qu'on a dirigé la rencontre pendant, pratiquement, 90 minutes. C'eut, toutefois, été un comble si Namur avait réussi son hold-up d'autant qu'on a eu une bonne dizaine d'occasions de tuer le match et au lieu de cela on ramasse deux claques et l'adversaire recolle. Je ne comprends toujours pas ce qui s'est passé car nous avions le match bien en main et nous avons prouvé, par la suite, qu'on était supérieur en reprenant l'avance, mais nous avons, une nouvelle fois, oublié de plier le match et l'adversaire est, de nouveau, revenu. Chapeau à son jusqu'au-boutisme, mais aussi à Habran qui a démontré sa grande classe. C'est lui qui permet à Namur de garder la tête hors de l'eau, mais il n'empêche, on devait l'emporter. Si on veut avoir des ambitions on ne peut pas rater d'occasions pareilles...»

Profil bas

Côté namurois on ne parlait pas trop du hold-up loupé, se contentant du bon nul, au terme d'un match où Namur a souffert. Le coach René Hidalgo en tête, les Mosans faisaient, un peu, profil bas et reconnaissaient le mauvais match des «Merles».

«Je pense que c'est notre pire match depuis l'entame du championnat, reconnaissait le truculent Chilien.

» Heureusement les changements ont pu renverser la donne mais il faut bien admettre qu'on est revenu de fort loin et que, dès lors, le nul est somme toute logique.»

Dans le vestiaire des Mosans, les joueurs ne donnaient pas tort à leur coach, tout heureux de s'en tirer avec le point.

Thomas Gille, employé cette fois sur le flanc droit, à la place d'El Khadri blessé, tentait d'expliquer la mauvaise performance par la fatigue du match de mercredi ou... le soleil, mais il avouait toutefois :

«Cela fait deux fois qu'on est pris à froid et ce n'est pas évident de revenir, d'autant qu'on ne se trouvait vraiment pas en début de match. J'aime bien jouer flanc gauche ou au centre, mais à droite je ne trouvais pas mes marques. En reprenant le flanc gauche j'ai retrouvé mes sensations et j'ai bien crû qu'on allait l'emporter lorsque mon centre a été repris par Mario Fasano. Il m'a expliqué qu'il avait été gêné par le gardien, imaginant que ce dernier allait s'emparer du ballon, sans quoi il inscrivait le but de la victoire.»

«Cela n'aurait pas été très juste, concédait Gabor Bukran, qui avait apporté beaucoup à l'entre jeu malgré sa blessure au pied. «J'ai pourtant souffert en fin de match, reconnaissait-il, car si je jouais avec une infiltration, j'ai manqué de physique en fin de match. C'est normal, je n'ai pas encore joué un match complet, mais cela va revenir d'autant que des points arrachés de cette manière font chaud au coeur et consolide encore plus l'entente au sein de l'équipe.»