provinciale 1

Besoin de beurre dans les épinards Blegny Herve 0 0

Pierre Chandelle avait confié une mission claire à ses joueurs : effacer au plus vite des esprits la première défaite de la saison encaissée la semaine précédente à Weywertz. L'entraîneur blegnytois savait que l'occasion était belle de repartir du bon pied, en accueillant à domicile un adversaire hervien (largement) à la portée de son équipe. Encore fallait-il que l'Entente preste à son meilleur niveau pour éviter le piège tendu par un opposant venu aussi clairement que sa disposition tactique sur le terrain ne le laissait paraître pour le point du match nul. Au décompte final, c'est Herve qui jubilait. Sa résistance fut sans faille ou presque, alors que la partition d'en face a trop souvent sonné faux ! Pierre Chandelle, du reste, ne cherchait aucune excuse pour justifier ce qu'il appelle un jour sans. «Si nous avons été plus souvent présents dans le camp de Herve, nous n'avons pas pour la cause dominé ce match comme je l'espérais, confie-t-il. Tout simplement parce que nous avons manqué de constance dans notre jeu.» La ligne arrière est finalement le seul secteur exempt de tout reproche. Raskinet, jusqu'à dimanche, n'avait en effet réussi à conserver ses filets inviolés qu'à une seule reprise, contre Elsaute il y a un peu moins d'un mois. Pierre Chandelle avait tout simplement demandé à ses pions défensifs de faire preuve d'un supplément de rigueur. Travail accompli, encore que la défense tricolore ne fut guère mise sous pression par un adversaire qui n'a certainement pas pris tous les risques sur le plan offensif. Pour le reste, un et deux crans plus haut dans le jeu, les bons points sont rares. «Je leur avais pourtant demandé des choses simples, assure Pierre Chandelle. Mais notre animation offensive n'a pas été bonne. Nous avons manqué de mobilité et nous n'avons pas assez ouvert le jeu sur les flancs. J'ai senti un état de fébrilité chez la plupart des mes joueurs. Seuls deux ou trois avaient le jus nécessaire pour faire la différence. Les maillons forts des semaines précédentes ont joué bien en-dessous de leur valeur. Wiesen (remplacé avant l'heure de jeu) n'était pas dans son match, Rey fut brouillon, Bernard a alterné le bon et le moins bon et Carcione a loupé nos deux plus belles occasions d'inscrire ce petit but qui nous aurait sans doute suffi pour l'emporter.» Amay est prévenu : Blegny a besoin d'un peu de beurre dans ses épinards !