ZURICH - Cette semaine, avant les Masters de Madrid

Henin veut mettre la cerise sur le gâteau

Henin veut mettre la cerise sur le gâteau

(photo Reuters)

Commencée dans la douleur, l'année 2007 est déjà la plus belle de la carrière de Justine Henin. Mais elle peut l'être plus encore.

Déjà reçue avec grande distinction, elle peut s'inscrire, dans l'histoire du tennis, juste derrière les trois immortelles, parmi lesquelles son idole de toujours Steffi Graf. Qu'elle «affrontera» d'ailleurs pour la bonne cause (la fondation de la championne allemande) à la fin du mois à Mannheim, ainsi qu'en double avec Ivanisevic... face au couple Agassi!

Qui sait, Steffi lui rendra sans doute la pareille un jour. Au Spiroudôme, par exemple. Mais on n'en est pas là. Cette semaine, à Zurich, Justine poursuivra sa préparation au Masters (6 novembre à Madrid), où elle défendra son titre. Pour une fois, le tirage au sort suisse ne lui a pas été trop défavorable. Kuznetsova, Ivanovic, Dementieva, Golovin, Bartoli et Serena Williams (qui devra en découdre d'entrée avec Patti Schnyder) se retrouvent dans l'autre partie du tableau, elle ne pourra croiser leur route qu'en finale.

Après Zvonareva, 23e mondiale, qui n'a jamais battu Justine mais n'est pas une adversaire facile pour commencer demain ou jeudi (elle a vaincu deux fois Ivanovic cette saison, vient d'éliminer Mauresmo à Stuttgart et Peer à Luxembourg), les perspectives seraient Hantuchova en quart et Jankovic (comme d'habitude) en demi , à moins que Mauresmo (dans quel état mental et de compétitivité?), Peer, Safina ou Vaidisova ne jouent les invitées surprises...

Contrairement à d'autres, après un programme judicieusement équilibré, notre compatriote paraît finir la saison dans un bel état de fraîcheur, elle se sent en forme et peut marquer un peu plus les esprits. En menant à bien tous les matches qui lui restent, elle obtiendrait cette année une moyenne que seules les icônes du temps passé surpasseraient. Encore qu'il soit pour le moins délicat de comparer les époques, aussi talentueuses et prestigieuses soient-elles (en 1983, Martina Navratilova n'a perdu qu'une fois en 87 matches!), tant le tennis s'est aujourd'hui mondialisé, voyage et change continuellement de surface, avec un jeu qui va quatre fois plus vite et est quatre fois plus physique. Il faut donc être quatre fois plus complète, surtout avec le gabarit de Justine. Pas mieux. Juste un autre monde.

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