Ana et Angelica : l'Office des étrangers se veut rassurant

Ana et Angelica : l'Office des étrangers se veut rassurant

L'Office des étrangers assure que des policiers ne vont pas être envoyés pour aller les chercher. (photo Belga)

Ana et Angelica Cajamarca restent sous le coup d'un ordre de quitter le territoire mais l'Office des étrangers tente de calmer le jeu. Il affirme que les deux Equatoriennes ne seront pas ciblées directement en vue d'une expulsion.

+ Ana et Angelica à nouveau expulsables

Sur requête unilatérale, le tribunal des référés avait décidé le 30 juillet la libération d'Ana Cajamarca (29 ans) et de sa fille Angelica (11 ans) alors qu'elles étaient sur le chemin de l'expulsion vers l'Equateur. L'Office des étrangers, qui n'avait pu exposer sa position, avait fait tierce opposition. Mercredi, le tribunal des référés lui a donné gain de cause.

"Elles sont toujours sous le coup d'une ordre de quitter le territoire. Mais nous ne ciblons pas des personnes à aller chercher. Nous n'allons pas envoyer deux policiers les chercher", a commenté Dominique Ernould, porte-parole de l'Office des étrangers. "Nous espérons toutefois qu'elles vont obtempérer à l'ordre de quitter le territoire", ajoute-t-elle.

La décision sur leur demande de régularisation imminente

L'ordonnance rendue mercredi est susceptible d'appel dans un délai d'un mois. Mais, précise l'Office des étrangers, cet appel n'est pas suspensif. Ana et Angelica Cajamarca, qui avaient été retenues un mois au centre 127bis avant leur expulsion annulée par la justice, ont déposé depuis une demande de régularisation. "Leur dossier est toujours à l'étude. Une décision ne devrait pas tarder", souligne Dominique Ernould. La décision sera signifiée via le bourgmestre de la commune où elles vivent, à savoir Saint-Josse. (Avec Belga)