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Platini : « Un accord historique »

Platini : « Un accord historique »

Le président de l'UEFA, Michel Platini, et Philippe Piat, le responsable de la FIFpro, ont scellé leur accord. (photo Reuters)

L'UEFA et le syndicat des footballeurs professionnels européens ont signé, ce jeudi, au parc Astrid, un accord de coopération.

Michel Platini a fait un détour remarqué par le parc Astrid, hier midi. Le président de l'UEFA n'était pas à Anderlecht pour vérifier si le stade Constant Vanden Stock était apte à accueillir une finale de Ligue des champions, mais bien pour signer un accord avec le syndicat international des footballeurs professionnels européens (la FIFPro division Europe). Un accord qualifié par Michel Platini d'historique.

« Un jeune formé à Anderlecht doit jouer à Anderlecht »

« Ce jeudi 11 octobre est une journée historique pour le football européen parce que cet accord va changer la façon dont le football va être géré en Europe, a insisté l'ancien n° 10 de la France et de la Juventus. Désormais, les joueurs professionnels seront représentés au sein du Conseil stratégique de l'UEFA. Les joueurs éliront eux-mêmes leurs propres représentants. Pour rappel, ce Conseil stratégique se situe juste en dessous du Comité exécutif. »

Dès son arrivée à la tête de l'UEFA, en janvier dernier, Michel Platini avait manifesté son souci de rendre le football à ceux qui le font. « Avec cet accord, les joueurs se retrouvent, enfin, au centre du terrain », s'est réjoui Platini. Soucieux d'un avenir du football européen « plus éthique, plus démocratique et plus ouvert », le président de l'UEFA a épinglé certaines de ses priorités : «On veut lutter contre la violence, le racisme, le dopage et les paris illégaux. La formation des jeunes est aussi une priorité. Pour moi, il n'est pas acceptable qu'un jeune formé par Anderlecht pendant une quinzaine d'années parte à la Juventus sans avoir joué un seul match en équipe première d'Anderlecht. Si on tolère cela, Anderlecht n'aura jamais une grande équipe puisque, financièrement, il ne peut rivaliser avec des clubs qui ont un budget largement supérieur. La libre circulation des travailleurs, c'est une chose. Mais le sport et le football en particulier nécessitent des règles spécifiques. Les petits pays doivent être protégés. Le champion de Belgique ou de Pologne a autant le droit de participer à une compétition européenne que le troisième ou quatrième d'Espagne ou de France. C'est sur le terrain qu'on doit pouvoir déterminer la valeur d'une équipe et pas en fonction de ses droits télé. »

Michel Platini n'avait pas choisi par hasard le stade Constant Vanden Stock pour l'événement. « Le stade Constant Vanden Stock est un haut lieu du football européen, a-t-il glissé très diplomatiquement. Et nous sommes ici dans la capitale de l'Europe. Signer cet accord dans ce stade est symbolique », a conclu le président de l'UEFA.

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