L'Acropole déménage

Un test du système de grues a été effectué jeudi avec un morceau de marbre de 2,5 tonnes. (photo Reuters)

Le déménagement historique des vestiges de l'Acropole est sur les rails. La délicate opération doit démarrer dimanche.

Tout est prêt pour que démarre ce week-end le très délicat déménagement d'une partie des vestiges de l'Acropole, qui quittent pour la première fois le célèbre rocher et son vieux musée pour rejoindre un nouveau bâtiment, tout en transparence, conçu par l'architecte Bernard Tschumi. Le nouveau musée est un grand bâtiment posé sur pilotis au milieu de vestiges archéologiques, où le verre domine.

Empaquetés dans des caisses métalliques, plus de 300 statues et blocs sculptés, dont les célèbres caryatides ou les chefs-d'oeuvre de la frise ionique du Parthénon - principal temple de l'Acropole - doivent être transférés à raison de quatre transports par jour par trois grues géantes.

L'opération doit démarrer dimanche avec le transfert d'un premier vestige, un bas-relief de la frise nord du Parthénon pesant 2,3 tonnes, représentant une partie de la procession des Panathénées, une fête religieuse antique en l'honneur de la déesse antique Athéna.

Un premier test du système de grues a été effectué jeudi en présence de dizaines d'archéologues, ingénieurs, conservateurs et techniciens qui ont scrupuleusement suivi pendant plus de deux heures le transfert d'une caisse qui contenait un morceau de marbre de 2,5 tonnes depuis l'actuel musée, situé en haut du site, à côté du Parthénon, vers le nouveau musée, 300 mètres plus bas.

«C'est le dernier stade avant le début dimanche du déménagement historique des vestiges de l'Acropole, un déménagement sans précédent après 2500 ans, techniquement difficile, compliqué et délicat», a déclaré à l'issue de l'opération le ministre de la Culture, Michalis Liapis.

D'un coût de 1,6 million d'euros, le transfert des oeuvres doit s'achever d'ici six semaines.