Les Merles doivent tenir Ibou à l'oeil

Trois bons matches, c'est bien, une victoire, c'est mieux . René Hidalgo et tout son groupe entendent profiter de la visite de Beveren pour la décrocher.

La réputation de Beveren, relé gué en D2 au terme du défunt championnat n'est plus à faire. En exploitant sa filière ivoirienne, le club anciennement géré par Jean-Marc Guillou a pu vendre aux plus grands clubs européens de réels talents comme Touré ou Éboué qui fait aujourd'hui le bonheur d'Arsenal.

Rétrogradé, le club entraîné par Alex Czerniatynski aligne désormais une majorité de joueurs belges mais compte encore sur cinq Ivoiriens dont le petit Arunina. Mais les Namurois devront aussi se méfier d'un Gambien, Ibou Savaneh, meilleur buteur de son équipe avec 6 réalisations. Sans oublier les valeurs sûres de la D1 que sont Kristof Lardenoit, Karel Snoeckx, poumon de l'entrejeu, Davy Theunis, Ouattara ou le gardien Bart Deelkens. «Beveren possède de nombreux techniciens et il est clair que si on les laisse développer leur jeu, nous allons connaître des problèmes, reconnaît René Hidalgo. Par contre, si nous réussissons à couper tous les espaces, j'ai bon espoir de décrocher un premier succès».

Dans le camp d'en face, Alex Czerniatynski se méfie également de ce rendez-vous. Surtout que son équipe a raté son début de saison (4 points en 4 matches). «Non seulement nous n'avons pas bien entamé le championnat mais cela fait deux semaines que nous ne jouons plus. J'espère que ce repos forcé a fait du bien aux joueurs qui ont besoin d'une victoire».

L'UR Namur aussi car si au contraire des Waeslandiens, le début de campagne est encourageant, il est temps de gagner. «Nos trois premières sorties furent très encourageantes mais j'attends enfin la récompense de tout notre travail, confirme le Chilien. C'est au niveau de la discipline tactique qu'on doit s'améliorer. À Waasland, nous perdons deux points à cause d'une erreur tactique. C'est dur à encaisser».

René Hidalgo, malgré les absents, ne cherche pas d'excuse: «Nous devons gagner, point. J'ai toujours affirmé que tous les joueurs du noyau sont susceptibles d'être titulaires. À eux de casser la baraque. Je rappellerai aussi aux garçons que pour le club, c'est la moindre des choses de prendre une revanche sportive par rapport à ce qui s'est passé il y a 40 ans». Motivés, ils doivent l'être en songeant qu'ils affrontent un club au palmarès riche de deux titres de champion de Belgique et de deux Coupes.