Hier, elle fut la reine de la dernière journée. L'actrice anglaise mais francophile Kristin Scott Thomas était de passage à Namur, pour le Coup de Coeur qui lui était consacré.

Kristin Scott Thomas a beau avoir allégrement passé la quarantaine, elle continue de faire partie des actrices les plus recherchées.

L'inoubliable interprète du Patient anglais ou de Quatre mariages et un enterrement, qui sera bientôt à l'affiche du premier film de l'écrivain Pšhilippe Claudel mais aussi de Largo Winch, était hier de passage à Namur, où elle s'est vu décerner le Coup de Coeur du Festival du Film Francophone 2007 (FIFF°). Nous l'avons (brièvement) rencontrée.

Kristin Scott Thomas, comment accueille-t-on, en tant qu'actrice anglaise, le Coup de Coeur d'un festival du film francophone?

(Sourire) Au départ, je trouvais que c'était n'importe quoi! Mais, au final, c'est très flatteur et même impressionnant. Car quand j'ai vu la liste des films, je me suis dit qu'il y en avait de très bons. C'est agréable car ça donne la permission de regarder en arrière et de se dire: «C'est pas mal, j'ai bien travaillé.» Et puis, c'est une reconnaissance, ça me rend crédible comme actrice en français.

Vous avez encore besoin d'être rassurée?

Citez moi un acteur qui n'en a pas besoin. A fortiori quand il ne joue pas dans sa langue maternelle.

Êtes-vous aujourd'hui plus sollicitée en France ou en en Angleterre?

C'est du même ordre. Et j'aime les deux cinémas de la même façon. Disons que je m'amuse davantage sur un plateau de tournage français car, malgré un manque de rigueur scénaristique, c'est plus amusant. En Angleterre, tout est très écrit mais c'est plus ennuyeux.Mi.D.