FORMULE 1 Grand Prix de Chine, à Shanghai, dimanche 8 h du matin (direct sur la Deux)

À quatre dans un mouchoir de poche

Räikkönen (Ferrari) a dominé les essais libres du G.P. de Chine alors qu'Hamilton était blanchi par la FIA pour sa conduite au GP du Japon.

Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes) a été lavé de tout soupçon pour son éventuelle responsabilité dans l'accrochage dont ont été victimes Mark Webber et Sebastian Vettel au Grand Prix du Japon de F1. «Aucune pénalité ne lui est imposée», déclare laconiquement la FIA après avoir visionné une nouvelle vidéo «qui n'apporte pas grand-chose de neuf, voire rien du tout» et entendu le leader mondial pendant une heure. La fédération internationale a également décidé de ramener à une simple «réprimande» la pénalité de dix positions sur la grille du GP de Chine dimanche infligée, dans un premier temps, à Vettel (Toro Rosso-Ferrari), jugé responsable d'un accrochage avec Webber (Red Bull-Renault) ayant provoqué leur double abandon. La FIA a accrédité le fait qu'au moment de l'incident, «les conditions sur le circuit du Mont-Fuji étaient exceptionnellement mauvaises, et pires que celles observées plus tôt lors du départ sous voiture de sécurité».

Pression ou pas, Hamilton qui peut devenir dimanche à Shanghai le premier pilote à remporter le titre mondial dès sa première saison, n'a signé que le 4e temps de la première journée d'essais libres. Räikkönen s'est montré le plus rapide, mais de six petits millièmes de seconde seulement sur Fernando Alonso, l'équipier et plus grand rival d'Hamilton. «Les quatre meilleures voitures sont dans un mouchoir de poche, et le week-end devrait donc être très intéressant», poursuit le double champion du monde qui doit absolument terminer devant Hamilton et avec au moins deux points d'avance pour encore espérer pouvoir conquérir un 3e titre au Brésil.

Mal à l'aise chez McLaren-Mercedes, l'Espagnol a laissé entendre qu'il pensait avoir été subtilement désavantagé par rapport à Hamilton. «C'est une question difficile... je ne vais pas y répondre», a-t-il ainsi éludé, le regard humide d'émotion et après quelques secondes de réflexion. Une attitude que son patron regrette: «Je suis déçu que quelqu'un qui sait tout ce qui se passe dans l'équipe n'ait pas répondu plus directement», a lancé Dennis. Le boss anglais a rappelé qu'avant la «noyade» au GP du Japon, Alonso n'était qu'à deux points de son équipier, ce qui, à son sens, démontre le traitement équitable entre pilotes.

Chez Ferrari, Räikkönen reste prudent: «Nous avons rapidement trouvé un bon équilibre, mais il reste des moyens de progresser»