POL OTER, PRESIDENT DU KIWANIS ET ORGANISATEUR

« 12 groupes, mais il nous en manquait 10... »

Vous attendez combien de personnes ?Entre 500 et 1 500. On ne saurait pas dire puisque c'est une première édition. Mais bon, on a douze groupes qui jouent une demi-heure chacun. En réalité, pour recréer vraiment le paysage des orchestres de l'époque, il nous en manque encore une dizaine.

Mais, à raison d'une demi-heure par groupe, ce n'est pas si mal.On en a jusqu'à 4 h du matin. Avec une dernière heure « façon enfoirés » où on se retrouve tous sur scène. Mais il faut que chacun joue ses trente minutes, celui qui fait trente et une, je le tue. Non, c'est pour rire ! Quelle est la grande époque des orchestres ?Du milieu des années 70 au milieu des années 80... Il n'y avait pas de sono à l'époque à part pour les petites fêtes. « Pacific », mon groupe, par exemple, animait à l'époque toutes les bals de rhétos. Dans le Brabant wallon s'il y avait une soirée de ce genre et que nous jouions à trois kilomètres, la soirée disco n'avait personne. Dans les années 80 c'était fou. On avait de moyenne entre 800 et 1 000 personnes à chaque soirée dont 3 à 400 qui nous suivaient chaque semaine. On mettait sur les tables notre programme pour les trois mois à venir. Et s'il fallait réserver l'orchestre, les gens devaient s'y prendre un an à l'avance, on était chaque fois repris pour l'année d'après, du coup on était pris.

Facile de réunir les 12 groupes ?La plupart ont arrêté dans les années'70... mais ils ont tous accepté le défi tout de suite. C'est un petit milieu où tout le monde se connaît et surtout s'apprécie, comme une toile d'araignée. Chaque membre d'un groupe connaît au mois quelques membres d'autres, et ainsi de suite. L'idée est partie ainsi, de faire revenir les vieux pour les oeuvres du Kiwanis.S.G.