Il vendait des tortues protégées sur internet. Et les reptiles saisis, sans doute arrivés du Maroc, se négociaient 200€ pièce!

On trouve décidément de tout su r internet. Bien renseignés, des enquêteurs de la Computer Crime Unit ont découvert cette semaine qu'un individu vendait des tortues exotiques à 200€ pièce sur le web.

Le problème, c'est que ces espèces, à savoir des tortues d'Égypte (testudo klein mani) et du Maroc (testudo greca greca), sont protégées par la Convention de Washington qui détermine les espèces animales dont le transport, l'exportation, la vente et la détention sont interdits.

L'internaute, passionné des reptiles, avait apparemment mis sur pied un commerce très lucratif. Les enquêteurs soupçonnent en effet que ces tortues arrivaient en Belgique via une filière menant tout droit au Maroc.

Selon toute vraisemblance, les animaux étaient embarqués par dizaines dans des voitures. Évidemment, une partie ne supporte pas ce genre de voyage. Mais la revente des survivants suffit à rembourser le déplacement...

L'herpétologue amateur a toutefois commis une petite erreur : à côté des tortues, il revendait aussi son véhicule. Et son numéro d'immatriculation a mené les enquêteurs droit à la rue du Village, à Gerpinnes.

Un bestiaire parfaitement entretenu

La perquisition a permis de retrouver neuf de ces reptiles protégés, ainsi qu'une cinquantaine de tortues non réglementées par la convention de Washington mais dont la détention était tout de même soumise à un permis d'environnement.

Ce bestiaire, parfaitement entretenu par le passionné, a été saisi et transféré au Parc Paradisio, habitué à recueillir ce genre d'animaux.

L'internaute amoureux des tortues pourrait bien être poursuivi par le Parquet de Charleroi devant le tribunal correctionnel. Les peines prévues pour ce type d'infraction vont de 6 mois à 5 ans de prison et/ou de 1000 à 50000 € d'amende.