Une majorité de Belges estime que la Belgique ne sera pas différente demain, selon un sondage Ipsos réalisé la semaine dernière.

En cas de scission du pays, les Be lges auraient plutôt tendance à en faire porter la responsabilité aux hommes politiques de l'autre région, selon un sondage réalisé en ligne par Ipsos auprès d'un échantillon représentatif de 1000citoyens. La marge d'erreur maximale est de 3,1%.

Selon ce sondage réalisé entre le 26septembre et le 1eroctobre, 52% des Belges ne voient pas la Belgique changer dans le futur. 16% pensent que le pays n'existera plus, et 32% que la Belgique restera une nation, mais que les Régions vont prendre de plus en plus d'autonomie.

Les Bruxellois semblent les plus attachés au statu quo. À l'inverse, les Flamands le sont le moins, même si seuls 19% d'entre eux pensent que la Belgique n'existera plus, soit à peine plus que les Wallons (14%).

Les Francophones ne sont pas plus nombreux qu'il y a 10 mois à estimer que la Belgique va disparaître (12% contre 15% en décembre 2006).

Par rapport aux répercussions d'une scission du pays, 23% des sondés les estiment positives, 45% pensent le contraire. Les Flamands sont 32% à y voir un impact positif (8% des Bruxellois et des Wallons). Ipsos en conclut qu'un Flamand sur trois est favorable à la scission du pays, contre 10% de Francophones.

Plus de la moitié des Belges éprouve un sentiment d'exaspération face à la longueur des négociations. Les plus exaspérés sont les femmes (63%) et les 35-54 ans (61%). En cas de nouvelles élections, 84% des sondés revoteraient comme le 10juin.