Van Rompuy, "un Zeus des temps modernes" qui "kidnappe la démocratie"

Van Rompuy, "un Zeus des temps modernes" qui "kidnappe la démocratie"

(photo Reporters)

L'eurodéputé britannique Nigel Farage a réitéré mercredi ses critiques à l'encontre du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, évitant toutefois les insultes qui lui avaient valu une sanction en février dernier. Lors d'un débat en plénière, il l'a comparé ironiquement à un "Zeus des temps modernes".



Avec sa verve caractéristique, M. Farage s'est insurgé contre la suspension d'indemnité dont il a fait l'objet, jugeant qu'elle constituait une atteinte à sa liberté d'expression. "Il semble que M. Van Rompuy soit au-delà des critiques. C'est un Zeus des temps modernes", a-t-il ironisé.

"Mais alors que Zeus a kidnappé Europe, ma crainte est que vous kidnappiez la démocratie", a poursuivi le Britannique à l'adresse du président du Conseil, présent dans l'hémicycle pour commenter les résultats du dernier sommet.

"Aucune personne croyant en la démocratie n'accepterait votre poste", a-t-il conclu, rappelant que M. Van Rompuy n'a pas été élu au suffrage universel.

En février dernier, M. Farage avait suscité un tollé en comparant l'ancien Premier ministre belge à "une lavette humide" à "l'apparence d'un petit employé de banque". "Vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays", avait-il ajouté. Il s'était ensuite vu infliger un retrait de dix jours d'indemnité parlementaire.

Belga