Y'a plus de saison pour les attractions

Avec Pâques, les parcs d'attractions rouvrent leurs portes... Après une fermeture de plus en plus courte.

Les arbres fleurissent, les oeufs éclosent, et les parcs d'attractions ouvrent leurs portes : c'est le printemps ! À Efteling, le parc néerlandais situé à la frontière, cette réouverture est différente cette année : c'est la dernière. Pas parce que le parc sera fermé définitivement en automne, désormais, il ne fermera plus ! Cela porte à deux les parcs que les Belges visitent toute l'année, le premier étant bien sûr Disneyland Paris, qui n'a jamais fermé depuis son ouverture le 12 avril 1992 (sauf une fois en 1999 pendant la tempête... Mais ça ne compte pas).

Pourquoi rejoindre le concept Disney sur l'ouverture ? Parce qu'Efteling, qui se situe dans le top 5 des parcs européens veut le suivre sur le concept de villégiature : le parc a son hôtel, et depuis décembre son village de chaumières et appartements. Pour amortir l'investissement, il faut ouvrir toute l'année... Mais aussi engager 200 collaborateurs. Même s'il faudra un peu de temps au parc pour s'y retrouver financièrement, les visiteurs en sortent gagnants. S'ils vont au parc en dehors de juillet et août, l'entrée coûte 2 € moins cher. « Cela permet d'étaler un peu les visites, dit Kurt Peeters, attaché de presse du parc. Et on entretient mieux le parc en répartissant le travail sur toute l'année plutôt que de tout faire en hiver. Les visiteurs pourront voir avant de venir si une attraction est fermée en consultant notre site internet. » Noël au parc Évidemment, ce parc néerlandais vieux de 58 ans ne s'est pas lancé du jour au lendemain dans l'aventure des 365 jours par an. Il a commencé à ouvrir à la Toussaint dans les années 80, et en hiver en 1999. Avec des aménagements, comme une piste de patinage, des braseros, de la fausse neige... Mais pas des canons à neige, comme ceux que Disneyland utilise pour blanchir Mainstreet.

Les braseros, les pistes de patinage sont devenus des classiques dans les parcs d'attraction. Plopsaland en use et abuse également, dans son parc de la Panne. « Pendant les vacances de Noël, les gens cherchent une sortie. Il y a beaucoup de touristes à la mer, même en hiver... Toutes les attractions ne sont pas ouvertes : quand il y a de l'eau, ce n'est pas possible sous zéro degrés. Mais on a des décorations, une ambiance de Noël qui rend le parc magique », explique Danny De Troch, directeur marketing de Plopsa.

Le parc Indoor, à Hasselt, lui, est ouvert toutes les semaines de l'année, mais pas 365 jours par an. Mais Plopsa Coo, située dans une région de tourisme estival, attend patiemment le printemps.

Avant de se lancer dans l'aventure de l'ouverture hivernale, Le parc Astérix a étudié la faisabilité. La demande était importante dans les enquêtes de satisfaction. « Cela a nécessité une vraie réflexion et de lourds investissements de 10 millions d'€ il y a quatre ans. Car à la base, le parc avait été construit pour être ouvert l'été uniquement, » explique Karine Angeli, responsable des relations publiques du parc. Il fallait faire en sorte que les attractions fonctionnent l'hiver, installer un éclairage, qui n'existait pas car il fait clair en été... Pendant les vacances de Noël, 26 des 31 attractions restent ouvertes (les autres sont aquatiques), les spectacles traditionnels sont remplacés par un spectacle sur glace. Et un cinéma 3 D a été ouvert, où les visiteurs peuvent se réchauffer. À l'heure actuelle, 60 % des visiteurs vont encore au parc Astérix entre début juin et fin août, 10 % à Noël, et les 30 % derniers en début de saison ou sur la période d'Halloween.

Halloween, une valeur sûre

Lancé comme une mode il y a une dizaine d'années, Halloween n'existe plus que dans les fêtes d'école et les parcs d'attraction. Même Disney, qui a du sang américain dans les veines, n'avait pas osé accueillir les citrouilles avant 1999. « Avant, on relançait la saison d'automne avec des festivals de musique latino » se souvient Yves Boulanger, relation publique Bénélux du parc. Aujourd'hui, Halloween est l'occasion de relancer le parc une dernière fois au congé de Toussaint. Avec succès, dans le cas de Walibi, qui thématise depuis 2006-2007 : « C'est devenu la plus grosse semaine de l'année, dit Dominique Fallon, directeur du parc, qui fournit une double explication : On fait beaucoup d'efforts pour thématiser le parc à Halloween, le parc est décoré. Et puis, ce n'est pas encore vraiment l'hiver, c'est la dernière sortie en plein air que l'on s'offre. »