Le "dopage" de Ian Thorpe fait des remous

Le quintuple champion olympique tente de noyer le poisson... (photo Belga)

L'annonce vendredi soir d'un contrôle positif de Ian Thorpe fait des vagues. Le président de la fédération australienne de natation a demandé la tête de l'auteur de la fuite dans la presse.

Glenn Tasker, directeur général de la Fédération australienne de natation, a demandé lundi la tête du responsable des fuites à l'origine de la révélation d'un contrôle subi par Ian Thorpe en mai 2006 ayant montré des valeurs anormales de testostérone et d'hormone lutéinisante (LH).

"Je pense qu'il incombe à toutes les organisations impliquées (...) de trouver comment cela s'est su", a déclaré le responsable au journal The Australian. "Je pense que nous devrions demander sa tête. Nous devrions savoir qui c'est et le sanctionner."

Le patron de la natation australienne a incriminé le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi du cas Thorpe par la Fédération internationale (FINA): "Je crois que quelque chose s'est passé en Europe, il semblerait que l'origine de la fuite se trouve au TAS."

"La FINA est aussi choquée que nous par ce qui s'est passé", a précisé Glenn Tasker selon qui la Fédération internationale ouvrira une enquête dans les 24 heures. L'agence antidopage australienne (ASADA) conduira également une enquête interne pour savoir comment le résultat de ce test a pu être rendu public.

Réputation d'ores et déjà ternie

Dimanche, l'entraîneur en chef des Australiens avait réclamé que l'origine de la fuite soit identifiée afin de sécuriser les autres nageurs sur la confidentialité des résultats tests.

Le même jour, Ian Thorpe lui-même avait promis de rechercher l'origine de la fuite et envisagé une action en justice. "Je ne suis pas sûr (de l'origine de la fuite) mais je le saurai" avait déclaré le quintuple champion olympique, estimant sa réputation d'ores et déjà ternie.

Vendredi, l'Equipe.fr avait révélé que Thorpe avait subi, en mai 2006, en Australie, un contrôle ayant montré des valeurs anormales de testostérone, une hormone stéroïde anabolisante, et d'hormone lutéinisante (LH). L'Agence australienne antidopage (ASADA) avait classé l'affaire par "manque de certitudes scientifiques". Mais, révélait le site internet du quotidien sportif, la Fédération internationale de natation (FINA) avait fait appel de cette décision auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) "dans un but de clarification". (Belga)