Le SPAR braqué avec des riot guns

En fin de journée, la caissière esquissait un sourire. Quelques heures plus tôt, elle avait un riot gun sous le nez (photo EdA - Philippe Luc)

Hier matin, deux individus ont braqué le SPAR de Clavier-Station. La police a pu intercepter les auteurs dans la campagne vers Bois-et-Borsu. 

Hier matin, 11h15, magasin SPAR de Clavier-Station: deux individus encagoulés s’engouffrent dans la supérette. À l’entrée du magasin, juste à côté des caisses, Jacques Cuipers, le patron, et une caissière tombent nez à nez avec les braqueurs.

Le patron raconte…«Ils sont entrés avec des riot guns.» Des fusils qu’ils ont bien armés afin de prouver leur détermination.«Avec le bruit “clic-clac” bien reconnaissable. »

Tout le personnel ainsi que les clients présents ont dû se coucher au sol. Tous sauf deux qui ont compris ce qui se passait et qui se sont réfugiés dans le bureau où ils ont appelé la police. Et ce sont deux policiers de proximité, dont le poste est situé à quelques centaines de mètres du Spar, qui ont démarré les premiers.

Les braqueurs plaisantent

Pendant ce temps, les braqueurs ont vidé les deux caisses. «Ils ont même pris les petits cents.» Après avoir compris que personne ne bougerait, les deux braqueurs se sont montrés moins agressifs. Et ont même osé l’humour.«C’est la crise pour tout le monde!»ont-ils lancé.

Mais en emportant les cartouches de cigarettes, les malfrats ont perdu énormément de temps. «Il y en a un qui paniquait et l’autre qui s’énervait.»

À peine avaient-ils regagné leur voiture que les deux policiers de proximité étaient à leurs trousses. « Quand ils sont partis, la police a suivi dans les 20 secondes.»

Et c’est à Petit-Brin, dans la campagne entre Clavier et Bois-et-Borsu que se trouvait le premier point de chute des braqueurs. Une deuxième voiture, avec probablement un ou des complices, les attend. Les armes et le butin seraient passés dans cette voiture. Et à l’arrivée des policiers, l’arrestation semble s’être déroulée sans violence alors que le complice qui n’avait pas pris part au braquage prenait la fuite en voiture sur la route du Condroz.

5000 euros

Quant au butin, il serait estimé à environ 5000 euros.«Le magasin n’était ouvert que depuis 2h30. Mais ce sont les cigarettes qui coûtent cher. Heureusement, ils n’en ont pris qu’environ 75%.»

Le magasin a fermé ses portes en matinée et a rouvert normalement à 13h30.«J’ai dit à mon personnel qu’il pouvait retourner s’il ne se sentait pas bien, appeler le médecin ou avoir une assistance. Mais tout le monde est resté. Il faut voir s’il n’y aura pas de contrecoup.»

Les deux braqueurs ont pu être identifiés. La caissière a été confrontée aux auteurs présumés du délit. Elle en a notamment reconnu un grâce à ses chaussures de marque Nike. Cette paire de basket, elle les a eues devant son nez pendant de longues minutes alors qu’elle était couchée au sol pendant le braquage. Les braqueurs seraient assez jeunes et proviendraient de la région de La Louvière.

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