Les Kurdes dénoncent leur criminalisation

Le 4 mars dernier, une grande opération avait mené les policiers dans plusieurs milieux kurdes. Dont la télévision Roj TV (photo Belga)

Selon la Fédération des associations kurdes en Belgique, la vaste opération du 4 mars dernier  menée dans les milieux kurdes a été déclenchée à la demande d'Etats étrangers. Elle souhaite qu'on arrête de criminaliser les Kurdes.

La Fédération des associations kurdes en Belgique affirme que la vaste opération de police du 4 mars dernier a été déclenchée à la demande de la Turquie, des Nations unies et de plusieurs Etats membres de l'Union européenne, dont la France et l'Italie.

Cette opération avait conduit les policiers à effectuer des perquisitions dans les milieux kurdes et notamment dans les locaux du Congrès national du Kurdistan, du Parti pour la Paix et la Démocratie (BDP) et de la télévision kurde ROJ-TV à Denderleeuw.

Selon le président de la Fédération kurde, Hüseyin Ünal, cette opération de police a donné lieu à des arrestations arbitraires.  Il relève que 9 des 25 personnes interpellées à cette occasion sont toujours sous mandat d'arrêt, sans raison selon lui. Parmi les personnes arrêtées figurent des hommes politiques qui, souligne Hüseyin Ünal, sont les représentants légitimes du peuple kurde et jouissent d'un statut légal au sein de l'Union européenne.

Les perquisitions auraient par ailleurs provoqué pour plus de 1,1 million d'euros de dégâts. La Fédération des associations kurdes en Belgique demande que les Etats européens cessent de criminaliser les Kurdes. 

La chambre du conseil de Bruxelles doit se prononcer, lundi prochain, sur les mandats d'arrêt de neuf Kurdes. Les organisations kurdes prévoient de mener ce jour-là une action de solidarité devant le Palais de Justice de Bruxelles.

Avec Belga