GEDINNE CONSEIL COMMUNAL

La Tour refait un petit tour

Les conseillers se sont penchés sur la reconstruction de la Tour. Pour étoffer leur travail, une rencontre sera organisée prochainement.

Non, la reconstruction de la Tour du millénaire n'est pas tombée aux oubliettes. Pour remettre sur pied cette pièce en bois, appel a été lancé à un bureau d'étude afin de brosser le projet. Aujourd'hui, l'étape est un stade plus loin, au niveau du cahier des charges et du mode de passation. La fin du tunnel semble se profiler.

Sur la table des conseillers, le cahier des charges était à l'ordre du jour. Dès le départ, il était évident que celui-ci chiffonnait certains élus. D'emblée, ceux-ci se positionnent clairement pour la reconstruction de la tour. Parce que la première aventure a laissé des traces, on regarde à deux fois avant de donner le feu vert.

À l'aise dans ce genre de dossier, le chef de l'opposition Noël Suray fait part de ses différentes observations. En un peu moins d'une heure, différents points vont être discutés : la surveillance du chantier, le coordinateur du chantier, la réception des travaux, la garantie décanale, l'inventaire des pièces réutilisables, le contrat d'entretien.

On le sent, le dossier de l'ancienne tour a laissé des traces. On ne veut plus revivre la même aventure. Si le 100 % sécurité n'existe pas, on veut néanmoins se mettre à l'abri. On ne tient pas à avoir des surprises tant à l'adjudication qu'au décompte final. « Le travail proposé n'est pas mal fait. Autant faire venir le bureau d'étude pour aborder le technique et l'administratif », a conclu le bourgmestre en reportant le point. Une commission va être mise sur pied.

Une autre offre

Le lycée d'état a également été au centre des discussions entre élus. Pour rappel, l'endroit, propriété de la Communauté française, intéresse la commune afin d'y mener un projet majeur : l'installation du CPAS et des services communaux. En octobre 2008, le conseil sollicitait un arrêté d'expropriation pour cause d'utilité publique pour une partie du bâtiment. Cet arrêté a reçu le feu vert de la Région wallonne.

Aujourd'hui, l'heure est aux gros sous. Le comité d'acquisition a estimé le bien à 150 000 €. Ce montant a reçu un avis négatif de l'inspection des finances. Dans la foulée, une contre-expertise du bien a été confiée à un notaire et un architecte. Leur verdict : le bien est estimé à 264 000 €.

L'heure était à la contre-proposition si on voulait toutefois continuer dans la voie de cet achat. C'est cette direction qui a été suivie par la majorité des élus. Considérant l'état du bâtiment et les travaux à réaliser pour l'occuper, le prix mis sur la table a été tiré à la baisse. Il a été fixé à 190 000 €. Tous n'ont pas opté pour cette solution. Cinq ont indiqué leur opposition. Ici, on avance qu'on aurait souhaité avoir une étude complète chiffrée des travaux pour se prononcer en faveur de cette offre.