LOUIS VAN DEN KER KHOVE

Plus de 50 ans à l'institut

Louis Van den Kerkhove, l'institut Saint-Joseph, c'est un peu votre deuxième maison ?Bien sûr, j'y ai vécu 54 ans, pratiquement sans interruption. Je suis entré en 1956 à l'école maternelle avec Melle Élisabeth. J'ai suivi la filière des six primaires puis, comme on disait à l'époque, les trois moyennes et les sciences économiques. Pendant mes deux années de régendat à Saint-Berthuin, j'ai effectué mes stages à Saint-Joseph. En 1972, le doyen Piron m'a engagé à l'âge de 19 ans, comme professeur de langues modernes. J'y suis toujours.Quelle évolution depuis ces nombreuses années ?Une chose n'a pas changé, c'est la spécificité de l'école. Si elle a accueilli, dès le début, des jeunes de la localité, elle s'est toujours investie dans l'accueil d'élèves en difficultés. Elle a remis de nombreux jeunes en selle et nombreux sont ceux qui ont pu poursuivre des études. La pédagogie a toujours été un peu « avant-gardiste ». On y organisait des cours de rattrapages, des drills avant les examens ou des études dirigées. Avec les moyens du bord, c'est encore l'objectif aujourd'hui.Des points positifs et négatifs ?Je me souviens de nombreux voyages organisés pour les élèves, en Belgique mais aussi aux États-Unis, en Angleterre ou au Pays-Bas. J'ai eu la chance de travailler avec des collègues exceptionnels et de qualité. Je vois, avec plaisir, que les jeunes collègues « en veulent », font leur métier avec passion. C'est encourageant pour l'avenir de l'école.

Des points négatifs... ? Je cherche mais honnêtement, je n'en vois pas. Je ne retiens que le meilleur.

F. G.