WAIMES

Une des victimes waimeraises témoigne

Sitôt l'arrestation opérée, les enquêteurs la prévenaient. Nous avons retrouvé l'une des victimes waimeraises du violeur...

Victime d'une agression sexuelle le soir d'Halloween, le 31 octobre 2005, au domicile familial, une jeune Waimeraise a accepté de revenir sur l'épreuve traumatisante dont elle a fait l'objet. D'autant que les autorités judiciaires attribuent au violeur en série cette affaire. La preuve, son témoignage vient étayer cette thèse...

Évidence que les enquêteurs ne négligent pas cette agression nocturne à Waimes, c'est que dans les heures qui ont suivi l'arrestation, soit dès samedi, la jeune femme a été mise au parfum par la police.

« J'étais soulagée d'apprendre que l'on avait peut-être coincé le coupable, confie-t-elle. j'espère que l'on saura un jour s'il s'agissait bien de lui, mais à moins qu'il avoue je ne sais pas comment on pourrait le confondre, puisqu'il n'a pas laissé de traces ».

Le témoignage, lui-même, apporte une série d'éléments qui concordent avec le modus operandi du violeur en série qui sévit depuis une vingtaine d'années dans la région.

« Une sorte de couteau Suisse avec grande lame »

« Il était environ 21 h 00... J'étais occupée à réviser mes cours dans l'un des bureaux situés à deux pas de la maison. Un bruit assourdissant a attiré mon attention. Le son m'était familier puisque c'est celui de la porte du bureau. Mais je me croyais seule et j'ai donc décidé d'aller voir. Comme j'étais dans le bureau du fond, j'ai traversé le couloir pour aller vers la porte d'entrée. Je suis passée devant les deux autres pièces qui étaient vides et éteintes. Ne voyant rien, je me suis dirigée vers les deux autres bureaux. J'ai allumé et un homme a surgi de derrière un bureau, où il était accroupi. Il avait un couteau à la main et m'a dit « shut up » (NDLR : « ferme-là » en anglais) Là tout est allé très vite, il m'a empoignée, puis emportée quelque pas plus loin... J'étais horrifiée ! Il m'a ensuite mise à genou et a collé son sexe sur ma tempe, toujours le couteau à la main. À ce moment-là, j'ai cédé à la panique et j'ai poussé un hurlement. Il a pris peur et a fui en emportant avec lui les clés du bâtiment. Quant à moi, je me suis réfugiée dans notre maison et m'y suis enfermée » se souvient la victime.

Et la Waimeraise de préciser : « L'agresseur portait un bas collant de couleur foncée sur la tête. Je ne saurais pas dire s'il portait ou non des gants car c'est allé très vite. Quant au couteau, j'en ai un souvenir très net : c'était une sorte de couteau suisse mais avec une lame plus grande ! »