BASKET-BALL

Plus de basket sans fair-play !

Véritable mot d'ordre du dernier week-end de Coupe, le fair-play a été relativement bien respecté durant les deux journées. Pourvu que cela dure !

Le président du Comité provincial, Christophe Notelaers, en a fait son cheval de bataille et il souhaitait logiquement que le week-end dernier soit marqué du sceau du fair-play. « C'est une réussite puisque si ma mémoire est bonne, une seule faute technique a été sifflée sur l'ensemble des 12 finales. Tous les clubs sans exception sont d'ailleurs repartis avec un excellent souvenir et cela nous réjouit, expliquait-il.

À nous, maintenant, de continuer sur cette voie car nous déplorons chaque week-end des incidents voire même souvent des matches arrêtés. Il faut absolument solutionner ce problème car cela nuit directement aux joueurs eux-mêmes. Je noterai donc deux grands axes à suivre pour remédier au problème. Primo, le Comité provincial endosse la responsabilité de la formation des arbitres. Nous nous attelons ainsi à ce que les hommes en gris soient aussi formés que possible, en multipliant notamment les stages et colloques. Deuxio, les clubs et dirigeants ont également pour mission d'enseigner aux joueurs et coaches la valeur du respect, et cela dès leur plus jeune âge. Tous ensemble, je suis convaincu que nous pouvons arriver à améliorer l'atmosphère sur et autour des parquets. » Deux points de vue Ancien joueur et coach depuis des années, ainsi qu'arbitre, Alex De Witte nous a également fait part de son avis sur la question, qu'il a abordé des deux points de vue. « Au niveau du coaching, c'est très simple, je ne tolère plus que mes joueurs gaspillent leur énergie en se plaignant de l'arbitrage. Moi-même j'ai évolué à ce niveau. S'il m'arrivait encore au début d'écoper de fautes techniques, je n'en récolte plus ou presque désormais. Il m'arrive encore de faire l'une ou l'autre petite remarque à un officiel mais en toute courtoisie et avec le sourire. Il en va de l'image du club. La compétition engendre un certain stress, un certain énervement, mais il faut tâcher de le canaliser. D'ailleurs, j'applique désormais un principe très simple : tout joueur de mon équipe qui encaisse une technique rejoint le banc jusqu'à la fin du match. » En tant qu'arbitre, Alex a également son idée sur la question. « À la base, les parents ont certainement le rôle le plus important à jouer. Il leur appartient de montrer l'exemple aux enfants. Le club a aussi son rôle éducatif à jouer. Ensuite, nous devons favoriser le dialogue entre tous les acteurs, qu'ils soient coaches, joueurs, arbitres, dirigeants ou public. J'ai une anecdote qui illustre ce fait : il m'est une fois arrivé de prendre un temps mort arbitre pour poser la question à un parent : était-il venu se défouler sur un arbitre ou alors était-il venu voir sa fille s'épanouir sur un terrain ? Je ne l'ai plus entendu, puis en fin de match, il est venu me donner raison et depuis lors, nous entretenons une relation très courtoise. On peut se prendre au jeu, mais sans fair-play, il n'y a plus de sport pour personne. » Dialogue, courtoisie, respect, autant de valeurs à développer pour que le basket reste une grande fête !