Coupe UEFA : FC Bruges - Brann Bergen (Jeudi 20h30)

Viser une 6e qualification d'affilée

Viser une 6e qualification d'affilée

"J'ai besoin de temps pour trouver ma place", affirme l'ex-Standardman Karel Geraerts. (photo Reuters)

Avec une victoire 0-1 au match aller en Norvège, Bruges s'est arrogé la pole position belge en vue de la phase de groupes de la Coupe UEFA. Le Club version Mathijssen n'a pourtant pas encore trouvé la bonne carburation.

Errements défensifs, agacement de joueurs qui par moments ne se trouvent pas du tout sur le terrain: s'ils reproduisent ces séquences médiocres contre Brann Bergen lors du match retour, ce jeudi, Karel Geraerts et ses équipiers risquent de ne pas poinçonner leur ticket.

Qui l'a suivi au Standard ne peut s'empêcher de penser que le Limbourgeois reste depuis quelques mois maintenant en deçà de son meilleur niveau. Moins percutant dans ses infiltrations, il n'affiche plus non plus l'abattage qu'on lui a connu à la récupération. «Pourtant je ne suis pas censé jouer plus haut qu'avec les Rouches, fait remarquer celui qui est revenu au bercail brugeois après trois saisons et demi et dont la (ré)intégration se passe comme prévu, c'est-à-dire facilement. Mais mon football suit la même courbe que celui de l'équipe: j'ai besoin de temps pour trouver ma place. On manque encore d'automatismes dans toutes les lignes. Je cherche les miens d'autant que mon rôle varie selon que je joue au côté de Leko, de Clement ou d'Englebert (NDLR: d'après l'entraînement d'hier Gaëtan a plus de chances de jouer que le Croate). On reverra le Geraerts brillant du Standard quand le groupe tournera mieux. Ça va venir, j'en suis certain. Une qualification serait l'idéal pour nous booster dans ce sens».

Les Brugeois espèrent surtout diminuer la durée de leurs passages à vide. «Lors de chaque partie on a connu cette inconstance, confirme Geraerts. Même à Brann Bergen, pourtant notre meilleure prestation jusqu'ici, on avait traversé une vingtaine de minutes difficiles où on a laissé les Norvégiens prendre pied. Il faudra y faire gaffe car ils marquent facilement. Cette irrégularité en cours de partiem'interpellevraiment. Contre Malines, après un bon passage de 25 minutes, on a oublié de jouer. Contre Mouscron, il a fallu attendre que le but tombe pour enfin jouer correctement. Le fait de n'avoir pas encore pu mener avec deux buts d'écart nous poursuit. On ne se sent jamais tranquille. Sans ce déclic on n'arrive pas à empoigner nos matches dès le début, comme on le pourrait vu nos qualités et notre état d'esprit».

À ce propos, Brian Priske évoquait dernièrement la crainte de vivre une énième «saison de transition». En cas d'élimination les Blauw en Zwart y engageraient cependant un pied. «J'essaie de ne pas y penser, ce serait une catastrophe, réagit l'ex-Standardman. La qualif est une obligation pour les joueurs et pour tout le monde. Beaucoup de choses ont changé par rapport à la saison passée, dont pas mal de joueurs. J'ai retrouvé l'ambiance normale que j'avais connue ici».

Ce qui n'a pas plus changé au Club c'est l'obligation de vivre jusqu'en décembre dans la peau d'un acteur européen. Malgré leurs errements depuis le départ de Sollied, les Flandriens ont participé sans interruption aux phases de groupes en UEFA ou en Champions League lors des cinq saisons précédentes.

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