Marc Brys ne veut plus gaspiller

(photo Belga)

Mouscron réalise un bon début de championnat, mais ne parvient pas à vaincre les cadors. Marc Brys veut que cela change.

Contrairement à la plupart des autres entraîneurs de D1, Marc Brys (45 ans) n'est pas un nom ronflant dans le monde du football. Comme joueur, il n'a ainsi évolué que dans des clubs de divisions inférieures (Wilrijk, Merksem, Willebroek). Sa carrière d'entraîneur a débuté voici une dizaine d'années. Après avoir oeuvré dans l'anonymat au Delta Londerzeel et à Berchem (qu'il a propulsé de Promotion en D2), il a découvert la D1 et le professionnalisme avec le GB en 2002. Vainqueur de la Coupe de Belgique en mai 2005 au détriment du FC Bruges, il était toutefois viré du club anversois quelques mois plus tard. Après avoir coaché Deinze en D2, il revenait la saison dernière au Kiel où son contrat n'a pas renouvelé, malgré une septième position dans la hiérarchie. En place au Canonnier depuis l'été dernier, notre homme effectue du bon boulot avec sa nouvelle formation qui vient certes de perdre son brevet d'invincibilité à l'extérieur, mais qui occupe pour l'heure toujours une honorable septième place au classement, à deux unités seulement d'Anderlecht, deuxième. Entretien.

Marc Brys, le fait de n'avoir jamais joué en D1 vous pose t-il problème en tant qu'entraîneur ?

José Mourinho non plus ne peut pas se targuer d'avoir évolué au plus haut niveau. Plus sérieusement, il s'agit de deux professions totalement différentes. J'effectue mon travail le plus consciencieusement possible. Chaque entraîneur a des qualités bien spécifiques dont j'essaie de m'inspirer. J'apprécie ainsi par exemple Eric Gerets pour son tempérament, Georges Leekens pour sa capacité à faire passer un message ou encore Emilio Ferrera pour son sens tactique et ses facultés d'analyse.

Etes-vous satisfait du bilan provisoire de l'Excel ?

Nous avons récolté 13 points en 8 matches. Il en reste encore 26 à disputer. Si on parvient à tenir cette cadence, on dépassera la barre des 50 unités. Notre saison serait alors pleinement réussie. Ce qui me réjouit aussi, c'est le fait que cette équipe a réappris à s'imposer à l'extérieur.

Mouscron avait perdu contre Gand et Anderlecht. Rebelote à Bruges, contre une autre grosse cylindrée de l'élite. Que manque t-il à l'Excel pour viser le top 5 ?

Contre Gand, on n'était tout simplement pas prêts. Contre les Mauves et les « Blauw en Zwart » par contre, on méritait mieux. On a en tous les cas prouvé qu'on pouvait rivaliser avec les cadors. Et qu'on avait le potentiel pour les vaincre. Il reste maintenant à prendre des points contre eux. Pour ne plus devoir se contenter de dire qu'on a bien manoeuvré mais que la chance n'était pas à nos côtés. D'autant plus que notre programme immédiat -Charleroi, Genk, Dender et le Standard- n'est pas évident. On ne peut plus gaspiller.

Que retenez-vous du récent déplacement dans la Venise du nord ?

Que mon équipe a peut-être livré sa meilleure prestation de la saison, mais qu'elle a finalement perdu alors qu'elle avait tous les atouts en mains pour prendre au moins un point. Pour gagner, il faut marquer. Ce qu'on n'a pas su faire, à cause surtout d'un manque de lucidité en zone de conclusion.

Trois Hurlus ont déjà été expulsés cette saison. Et beaucoup d'autres ont été jaunis. Une explication ?

Certaines décisions arbitrales m'ont paru discutables jusqu'ici. Surtout en déplacement. A Bruges par exemple, Kucera méritait ainsi mille fois d'être exclu. L'arbitre, par ailleurs excellent, n'a pas osé prendre ses responsabilités sur cette action qui aurait pu changer complètement la physionomie du match.

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