Ça plane pour les aéroports wallons

L'aéroport de Liège attend l'allongement de sa piste. Celui de Charleroi aura son nouveau terminal en 2008 et de nouvelles compagnies aériennes opéreront très prochainement au départ de cet aéroport. (photo Belga)

Les aéroports wallons sont en pleine extension. A Liège, les responsables de l'aéroport se sont fixé comme objectif d'atteindre 800.000 tonnes de fret à l'horizon 2010. Eclairage.

Un hall de fret de 6.250m² achevé pour la fin de l'année: avec cette construction, l'aéroport de Liège entend soutenir le développement de son activité de transports de biens «qui, en cette fin 2007, nous permet d'espérer un total de 500000 tonnes transportées, soit une augmentation de 20% par rapport à 2006. Et notre objectif reste de 800.000 tonnes par an à l'horizon 2010» annonce Luc Partoune, directeur de l'aéroport liégeois.

Le bâtiment, attribué à l'entreprise malmédienne Wust, sera opérationnel à la fin décembre. Il se situe dans la zone de développement de l'aéroport, au nord, «puisqu'il est saturé au sud», précise son responsable. Avec l'implantation de dix nouveaux emplacements de parkings pour avions, l'accueil d'opérateurs supplémentaires devrait être ainsi rendu possible, dès la fin de cette année.

Une appellation «officialisée»

La saturation (ou non) de l'infrastructure ainsi créée déterminera le doublement de sa surface, explique José Happart, président de la sa Liege Airport qui prend officiellement le relais de la société de développement de l'aéroport de Liège-Bierset. «La dénomination avait été adoptée dès l'ouverture de notre nouvel aérogare. Et ainsi distinguons-nous bien les activités civiles des manoeuvres militaires» professe le président du Parlement wallon.

Pour «toiletter» son offre de service, l'aéroport liégeois prépare aussi la création d'une filiale, Liege Handling Service, qui devrait être créée au début 2008, avec la Région pour actionnaire majoritaire, mais non exclusif. Pilotée par Hans Peeters, ci-devant directeur d'une entreprise similaire à l'aéroport de Maastricht, la société à créer dotée d'un capital de 2millions d'euros détenus à 51% par le Liege Airport a pour but de mettre du personnel à disposition pour le chargement/déchargement des avions. Et donc de rendre plus attractive pour des compagnies intéressées par une zone de fret «qui peut être rapidement étendue en fonction de la demande: toutes les démarches administratives sont en ordre» professe José Happart.

La mue de l'ancienne SAB (Société de développement et de promotion de l'aéroport de Liège-Bierset) se complète de la mise en place d'une société chargée de la sécurité et du marshalling le guidage des avions sur la piste qui accueillera les agents volontaires du MET, en charge, jusqu'ici, des mesures de sécurité. «Une centaine de personnes seront affectées au contrôle des passagers, des bagages, de la surveillance du site, et surtout des matières transportées» précise Luc Partoune, le directeur de l'aéroport liégeois. De l'implémentation des agents de l'administration wallonne redéployés dans le secteur dépendra l'embauche supplémentaire dans un aéroport régional qui, aujourd'hui, génère 2500 emplois, affichent ses responsables.

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