Delarue suivra "un stage de citoyenneté"

Delarue devra apprendre à (re)devenir un bon citoyen.

L'animateur France 2 Jean-Luc Delarue a été condamné mercredi à faire un "stage de citoyenneté" de trois jours pour son comportement violent au cours d'un vol d'Air France Paris-Johannesburg le 13 février alors qu'il était ivre.

Jean-Luc Delarue, qui était jugé mercredi à Bobigny, près de Paris, en procédure de "plaider-coupable" a accepté cette peine proposée par un magistrat. Le stage de citoyenneté est une mesure alternative aux poursuites pénales mise en place en 2004 destinée à rappeler aux personnes poursuivies "les valeurs républicaines de tolérance et de respect de la dignité humaine". Il est souvent proposé aux auteurs d'actes racistes ou auteurs de faits commis en état d'ébriété, principalement des délits de circulation routière.

S'il ne se soumet pas à stage, M. Delarue, 42 ans, sera condamné à une peine de deux mois de prison ferme, fixée à titre subsidiaire mercredi. Ce stage sera inscrit à son casier judiciaire. Il a été condamné pour des faits de "violences" et d'"outrages" sur deux stewards et une hôtesse d'Air France. Les faits présumés d'"agression sexuelle" sur l'hôtesse, qui s'était plainte d'attouchements, ont été requalifiés en "violences par attouchements". L'animateur avait expliqué avoir perdu le contrôle de lui-même car il avait absorbé un cocktail d'alcool et de médicaments. Le personnel de bord avait dû attacher pendant le vol l'animateur, qui avait notamment proféré des insultes et agressé un stewart.

Il est arrivé mercredi au tribunal sous une nuée de caméras et d'appareils photos. Il s'est retiré plus de 40 minutes avec son avocat et le procureur dans une salle où la négociation de la peine s'est déroulée à huis clos. Les trois victimes et Air France ont renoncé à se constituer partie civile compte tenu des "excuses présentées par M. Delarue" et du fait que l'animateur, l'un des mieux payés de la télévision, les a indemnisées. Me Yann Pedler, avocat d'Air France, a refusé de révéler le montant de cette transaction secrète.

Devant le tribunal, Jean-Luc Delarue a renouvelé ses excuses envers le personnel naviguant. "Je n'étais pas dans mon état normal", "je leur ai déjà présenté mes excuses et je le refais aujourd'hui", a-t-il dit. Le tribunal a renvoyé au 12 mai l'examen des intérêts civils réclamés par deux syndicats, l'Union des naviguants de l'aviation civile (Unac) et l'Unsa, qui se sont constitués partie civile. Le service "Mission des passagers indisciplinés" d'Air France enregistre chaque année 1.200 dossiers après des incidents provoqués par des passagers. (Belga)


 

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