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Des étudiants français utilisent Facebook pour s'entraider et sont sanctionnés par la direction

Des étudiants français utilisent Facebook pour s'entraider et sont sanctionnés par la direction

Ils se servent de Facebook pour s'entraider mais la direction n'est pas d'accord.

L'entraide c'était le but de ces étudiants en communication lorsqu'ils ont créé un groupe sur Facebook dans le cadre d'un cours. Une solidarité qui n'était pas du goût du professeur qui a décidé de les sanctionner.

Dans le cadre d'un cours, des étudiants en communication de l'Université d'Avignon devaient résumer les exposés d'autres étudiants, dans un dossier d'une trentaine de page. Rien d'extraordinaire en soi. Mais pour se faciliter la tâche et augmenter leur chance de réussite, ces étudiants ont décidé d'utiliser les moyens que leur offre internet.  Ils créent alors  un groupe sur Facebook, L3 Information & Communication UAPV - Résumés des exposés, où ils pourront discuter et échanger leurs notes.

L'idée est bonne et remporte d'ailleurs un certain succès. Mais cette solidarité ne sera pas du goût de Pierre-Louis Suet,directeur de l'UFR et responsable de la licence information et communication. Il n'est pas d'accord avec ce principe.

Il décide donc d'envoyer un mail commun aux étudiants en les informant que le travail ne sera pas côté car il n'accepte pas le principe « Facebook ».

« Bonjour, peut être que le groupe “L3 - Information et communication UAPV : résumé des exposés” vous parle (en particulier aux L3… ex-L2 non démasqués), pour les autres il s'agit d'un groupe sur Facebook… dont le titre est suffisamment explicite ! Nous sommes en train de réfléchir aux modalités de remplacement et/ou complément des dossiers qui sont de plus en plus “impersonnels” (pour ne pas utiliser le terme “plagiat”). Cette situation est consternante. », peut-on lire sur le site Rue89. Le professeur explique ensuite que le dossier en question ne sera pas noté.

Le problème, c'est Facebook

Les étudiants s'indignent de la réaction de leur professeur et se désolent de la sanction. Leurs intentions étaient bonnes mais le résultat est là: le fruit de leur labeur ne sera pas récompensé.

« Dans tous les cas, je ne pense pas que nous soyons en tort et j'assume totalement d'avoir fait partie de ce groupe. Il n'y a pas plagiat juste de l'entraide. Les années précédentes les étudiants faisaient sûrement de même, par un autre moyen et ça n'a jamais gêné personne tout simplement car ils n'étaient pas au courant. Si ils s'imaginent que nous sommes les premiers à le faire, ils me mettent le doigt dans l'œil… ».

« Le support les dérange plus qu'autre chose et ils se doutent bien que chaque année les étudiants doivent partager leur travail pour s'entraider et compléter leur dossier, sachant qu'en cours, on zappe toujours quelques trucs », confie Ludivine sur la page d'accueil du groupe.

Un cas isolé? Non

Le réseau social est de plus en plus utilisé pour ce genre de pratique. À un tel point que les échanges de contenu sur Facebook sont admis comme preuve matérielle en cas de fraude, selon la décision de l'organe en charge d'examiner les cas de litige concernant les examens.

Des étudiants flamands s'étaient vantés d'avoir triché à un examen sur leurs murs Facebook. Pour eux aussi la sanction fut radicale: 0/20 pour tricherie.

 Mais quand est-il des autres plateformes d'échange à l'instar de Candiulb (forum de discussion pour les étudiants de l'Université libre de Bruxelles) ou encore d'autre plateforme web 2.0.

Les outils offerts par internet offrent un panel d'utilisation aussi divers qu'utile mais avant de s'en servir mieux vaut s'y préparer comme l'écrit Nathan Soret, ce jeune bloggueur de 14 ans, qui a déjà compris comme se servir en toute sécurité de ces outils magique qu'est le web.