Retour de «Femmes de loi», sans Ingrid Chauvin mais avec Aylin Prandi, alias lieutenant Eléna Cortès. Pour huit épisodes seulement, à partir de ce soir.

F emmes de loi revient ce soir sur RTL TVI, avec La fille de l'air, épisode en deux parties. Mais il y a du changement. La lieutenant Marie Balagere, que jouait Ingrid Chauvin, a remis sa démission. Sans doute lassée de tirer à blanc et d'affronter la procureur Élisabeth Brochène. Il a donc fallu embaucher. C'est la toute jeune Aylin Prandi qui a décroché le poste. Une brunette métissée de 23 ans, flic-enfant toute menue dans son gilet pare-balles: «Je suis mi-Italienne, mi-Argentine, et élevée en France.» L'héritage génétique idéal pour devenir footballeur top-niveau, mais Aylin a choisi d'être actrice. Elle a fait ses débuts sur Canal +dans Le train, sitcom tournée au jour le jour mettant en scène des navetteurs. Pour l'instant, elle est aussi à l'affiche d'un film algérien Delice Paloma. «Pour Femmes de loi, j'ai passé des castings, raconte-t-elle. Une fois choisie, j'ai eu une période de formation. J'ai notamment appris le maniement des armes et reçu des leçons de tir. J'ai beaucoup aimé. Je ne me doutais pas de la relation forte qu'on pouvait développer avec une arme.» Il est vrai qu'on engage tellement de flics dans les feuilletons français qu'on se demande si les apprentis comédiens n'ont pas plus vite fait de s'inscrire à l'école de police plutôt qu'au conservatoire ou au cours Florent. Ce qui frappe dans ce Femmes de loi partiellement renouvelé (arrivée aussi du comédien martiniquais Thierry Desroses, transfuge de P.J.), c'est le caractère de plus en plus technologique des interventions policières. Il est loin le temps du simple pistolet calé à l'arrière du jean. Les policiers de Femmes de loi sont résolument high-tech et ne se déplacent pas sans un arsenal d'armes sophistiquées, de caméras placées dans le casque et d'ordinateurs portables, cependant qu'au QG, on les suit au radar. Autre évolution: le rapport entre les deux «Femmes de loi» a évolué. Toujours aussi piètre comédienne, Natacha Amal a désormais des airs de gouvernante acariâtre rappelant sans cesse la petite Aylin à l'ordre. Un rapport presque mère-fille, extrêmement tendu. La novice a-t-elle apprécié? «Oui, j'ai trouvé que tourner ce genre de feuilleton était une excellente expérience. Il faut travailler et réagir vite. Mais je me suis rendue compte aussi que le risque existait d'être vite enfermé par la popularité de la série et des personnages.» Résultat: Aylin a négocié son départ de la série après huit épisodes. Elle n'y aura fait qu'un intérim: «J'appréciais ce travail, mais je ratais des opportunités dans le cinéma, par exemple, un rôle dans un film de Nanni Moretti.»

On engagera donc bientôt une nouvelle lieutenant dans la police des télés françaises.