Braquage à Bruxelles : les différentes parties doivent se rencontrer

Braquage à Bruxelles : les différentes parties doivent se rencontrer

(photo Belga)

Une réunion sera organisée lundi entre le bourgmestre, le chef de zone de la police locale et le parquet suite au braquage d'un bureau de change à Bruxelles. Côté syndicats, la colère gronde. Ils réclament davantage de moyens

Après l'attaque dans un bureau de change à Bruxelles, une réunion sera organisée lundi entre le bourgmestre, le chef de zone de la police locale et le parquet. Le dossier sera examiné mercredi au sein du conseil des ministres restreint, a annoncé dimanche le ministre de la Justice Stefaan De Clerck lors de l'émission De Zevende Dag (Eén).

Sa collègue de l'Intérieur, Annemie Turtelboom, a répété que les zones de police bruxelloises doivent mieux collaborer.
Annemie Turtelboom a insisté que les 200 policiers supplémentaires affectés à Bruxelles doivent être "utilisés" pour des enquêtes en profondeur, notamment dans le cadre du trafic d'armes et de drogue et l'économie souterraine. Et d'ajouter que le travail de la police ne peut être efficace que si la justice l'est aussi.

Le syndicat national monte au créneau

Alors que les ministres Turtelboom et De Clerck s'exprimaient, le SNPS (syndicat national du personnel de police
et sécurité) réclame un entretien avec ces mêmes ministres pour discuter des problèmes de sécurité dans certains quartiers bruxellois, a indiqué le président du syndicat, Philip Van Hamme.

Il menace de mener des actions. "Nous voulons savoir quelles mesures sont prises. Nous nous plaignons de la situation depuis des mois. Un préavis de grève a même été déposé. Mais nous remarquons que rien ne bouge".

"Nous nous concertons avec les autres syndicats pour voir ce qui sera précisément fait. Dans tous les cas, le but n'est pas d'arrêter le travail. Sinon il y aura encore moins de monde", dit-il.

Des armes lourdes retrouvées à Bruxelles

L'action sera dirigée vers les responsables politiques. "Nous allons stigmatiser les responsabilités des bourgmestres locaux", ajoute Philippe Van Hamme.

Selon lui, un nombre particulièrement important d'armes lourdes ont été découvertes ces derniers mois à Anderlecht et Molenbeek-Saint-Jean. Il estime que ces armes sont vendues à des prix défiant toute concurrence.

Avec Belga
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