LIEGE

Explosion dans le centre de Liège: vidéo

Explosion dans le centre de Liège: vidéo

Une image d'apocalypse dans le centre de Liège.

DOSSIER | Dans la nuit de mardi à mercredi, une explosion violente s'est produite dans deux immeubles de la rue Léopold dans le centre ville de Liège, non loin de la place Saint-Lambert. Cinq personnes sont décédées et une vingtaine d'autres ont été blessées, dont plusieurs grièvement. D'autres corps seraient encore coincés sous les décombres. A 7h ce matin, l'immeuble s'est effondré sur des personnes qui se trouvaient toujours à l'intérieur.


+ La vidéo de l'effondrement se trouve à 13h45

Suivi heure par heure :

  • 00h10: Sept morts
    C'était prévisible : le bilan continue de s'alourdir. Les pompiers, toujours actifs sur les lieux de l'explosion, ont sorti deux nouveaux corps des gravas.
  • 23h30: Dernier bilan? Cinq corps retrouvés dans les ruines
    Trois corps supplémentaires ont été dégagés des gravas. Le bilan actuel est donc de cinq morts et de 21 blessés dont trois dans un état grave. Deux corps avaient déjà été sortis des décombres vers 17h30 et à 21h50. Selon plusieurs sources, il y aurait encore plusieurs corps sous les gravas. Le bilan pourrait donc encore s'alourdir.
  • 22h30: Un second corps sorti des décombres
    Un deuxième corps a été retiré des décombres de l'immeuble. Cette découverte porte donc le nombre de tués à 2 personnes, un premier corps ayant été extrait vers 17h30. Les recherches se poursuivent pour tenter de localiser d'autres corps. Un espoir subsiste toujours de retrouver des survivants mais aucun signe de vie n'a plus été constaté dans la maison depuis le sauvetage d'une fillette de 13 ans.
  • 19h55: Le dossier est mis à l'instruction 
    Le dossier concernant l'explosion a été mis à l'instruction. Le parquet de Liège a retenu la prévention de destruction volontaire d'un bien immobilier par explosion, avec les circonstances aggravantes que les faits se déroulent la nuit et ont causé des décès et blessures. L'explosion a été filmée par deux caméras de surveillance disposées dans le quartier. Les images ont été transmises aux autorités. La mise à  ll'instruction du dossier permettra de voir si aucune responsabilité ne peut être définie.
  • 19h50:  Il est impossible de savoir combien de personnes se trouvent effectivement dans les immeubles au moment de l'accident. "Nous avons eu durant la nuit un contact visuel ou oral avec 5 personnes. Deux ont été extraites, dont une vivante. Il reste donc au moins 3 personnes à l'intérieur. Mais nous craignions qu'il y en ait  beaucoup plus", a souligné le colonel des pompiers de Liège, Jean-Marc Gilissen.
     
  • 19h: Les pompiers ont entendu d'autres voix
    Les pompiers fouillent toujours les décombres à la recherche de survivants. Lorsque, vers 13h35, ils ont sorti une fillette vivante des décombres, ils ont entendu d'autres voix.  Les pompiers l'ont confié à notre correspondant sur place. 

    18h45: Toujours prisonniers des décombres
    on apprend qu'il y avait au moins cinq personnes sous les décombres avant la découverte du corps: les quatre jeunes hannutois et une personne de Saint-Vith.
  • 18h15: Un corps a été retrouvé sous les décombres
    Un corps sans vie a été extrait des décombres de l'immeuble effondré à Liège. Selon les pompiers, au moins 3 personnes sont encore sous les gravats (pompiers)
  • 17h35: Le Roi a quitté Liège
    Le Roi est plus d'une heure vingt à Liège. Après s'être rendu sur les lieux de l'explosion, il a rencontré les responsables des services de secours. Il s'est ensuite rendu dans l'ancienne église Saint-André où il a dialogué avec les sinistrés. Le Roi s'est montré attentif, a posé des questions aux secouristes, notamment à ceux qui ont extrait la fillette des gravats en début d'après-midi, et a écouté attentivement les explications. Devant l'église Saint-André, il a été acclamé par plusieurs personnes qui ont crié "vive le Roi".
  •  17h05: Le centre de crise administratif ouvert jeudi
    Les autorités communales liégeoises annoncent que le centre de crise administratif, situé dans l'ancienne Halle aux viandes, à Liège, a déjà accueilli une centaine de personnes. Le centre sera ouvert ce mercredi jusque 18h, et jeudi de 9h00 à 18h00. Ce centre est destiné à aider les sinistrés dans les différentes démarches administratives.
  • 16h50: Le Roi rencontre les pompiers



    Le Roi Albert II est arrivé face à l'immeuble détruit, sur la place du Commissaire Maigret, vers 16h10. Le Souverain était accompagné notamment du ministre-président wallon Rudy Demotte, du bourgmestre de Liège Willy Demeyer, du gouverneur de Liège Michel Foret, de la ministre de l'Intérieur Annemie Turtelboom et du commandant des pompiers de Liège Jean-Marc Gilissen. Après s'être arrêté derrière l'Hôtel de Ville dont des vitres ont été soufflées, Albert II s'est dirigé vers les décombres et a échangé quelques mots avec des pompiers dirigeant les opérations.
    Au bout d'une demi-heure, le Roi a pris la direction de l'Eglise Saint-André où un centre de crise a été installé.
    Pendant ce temps, les opérations de déblayement se poursuivent à l'aide de grues.
  • 16h45: "Cette attente, c'est insoutenable"
    Aux côtés des familles hannutoises, Hervé Jamar. Le bourgmestre de Hannut est là au coeur de l'ancienne église Saint-André en tant qu'ami, pour aider ses concitoyens. Il n'est pas venu seul apporter son soutien. L'échevine des affaires sociales Florence Degroot et une assistante sociale sont à ses côtés. Pour aider. "On dirait une malédiction... Ce sont quatre familles hannutoises qui sont là, marquées." On parle depuis plusieurs heures déjà de deux ou six personnes encore coincées sous les décombres. Et parmi elle, trois personnes d'origine hannutoise et la compagne de l'un d'eux qui, elle, est de Heusden-Holder. "On essaye d'avoir des renseignements mais les pompiers sont prudents dans leurs déclarations. Car si jamais, ils ne veulent pas non plus donner de faux espoirs." Et depuis une heure, plus rien ne filtre. C'est l'attente... insoutenable. "Lorsque la jeune fille de 12 ans a été sauvée, cela a relancé l'espoir. Mais depuis lors, c'est le silence radio."
    Quatre jeunes gens, deux couples qui se connaissent. L'un vivait au deuxième étage de l'immeuble et l'autre au quatrième.
    Il y a quelques instants, le directeur du collège Sainte-Croix de Hannut est venu rejoindre les Hannutois. La raison? L'une des deux dames est enseignante dans son établissement. Elle est professeur de français. Ce matin, ses élèves, ses collègues professeurs étaient atterrés par la nouvelle. "On n'a pas su donner cours", explique un des enseignants. "C'était trop difficile. Alors, on a laissé les élèves s'exprimer."
    Dans cette ancienne église, aménagée en centre d'accueil, il y a désormais deux lieux bien distincts. Celui qui accueille ceux qui ont perdu tous leurs avoirs dans cet effondrement. Puis ceux qui espèrent ne pas avoir perdu leurs proches... "La cohabitation est difficile, poursuit Hervé Jamar. Mais je suis étonné de la force de caractère de certains..." (C.Du)
  • 16h20: Dernier bilan provisoire: 23 blessés dont deux graves
  • 15h40: Peeters exprime sa sympathie
    Parmi les nombreux messages de soutien, celui du ministre-président flamand, Kris Peeters a exprimé sa sympathie aux victimes de l'explosion de gaz survenue à Liège, ainsi qu'à leurs familles. Il "espère que la clarté sera faite rapidement sur la situation", selon un communiqué.
  • 15h25: "On est sans nouvelle de quatre connaissances"
    Sur place, au pied des décombres: Pol Guillaume, le bourgmestre de Braives. Joint par téléphone, l'homme semble marqué. Angoissé aussi. La raison: il attend des nouvelles de son neveu et de sa compagne, d'un autre couple de jeunes également. Trois d'entre eux sont originaires de la région hannutoise, la dernière est de Hasselt. Là, sous les gravats, ils attendent certainement d'être secourus par les pompiers. Pol Guillaume, lui, attend. "Mon neveu habite là depuis quelques temps déjà. Il est architecte. Il a déménagé il y a quelques années." Pol Guillaume est d'autant plus angoissé qu'aucune information ne précise le nombre de personnes encore sous les décombres. Une seule certitude: les quatre personnes ne sont pas parmi les blessés hospitalisés. (C.Du)
  • 15h10: Elle logeait au dernier étage
    On en sait plus sur la fillette de 12 ans sortie des décombres à 13h35. Il s'agit bien de celle dont nous parlions précédemment. Très choquée, elle n'est par contre miraculeusement que très légèrement blessée. Elle logeait avec sa mère depuis une semaine au 5e et dernier étage de l'immeuble. Pour l'atteindre, les secouristes ont dû creuser à la main dans les décombres, créant une sorte de mini-galerie jusqu'à elle. Elle doit la vie sauve à une planche qui la protégeait.
    La porte-parole de la police parle d'un "grand moment d'émotion" pour les pomiers "qui les encourage à continuer les recherches".
  • 14h30: Une fillette dégagée vivante des décombres
    Les pompiers annoncent à l'instant qu'une jeune fille a été dégagée des décombres vers 13h35. Elle est vivante! Selon toutes vraisemblances, il s'agit de la fillette de 12 ans dont il était question dans notre note de 12h30 mais aucune confirmation n'est encore intervenue.

    Choquée, la fillette a été prise en charge par les services médicaux et transportée à l'hôpital. Elle a cependant pu parler aux secouristes. Elle a expliqué avoir entendu des voix durant la nuit mais ne sait pas dire jusqu'à quelle heure. L'incertitude plane donc toujours sur le nombre de personnes actuellement ensevelies sous les décombres et sur leur état.
    "L'espoir subsiste de retrouver d'autres personnes", a insisté le colonel Gilissen, soulignant que les services de secours poursuivaient leur travail prudemment, à l'aide de seaux et de leurs mains.
  • 13h45: la vidéo de l'effondrement
    Un internaute attentif vient de nous envoyer une vidéo montrant l'effondrement de l'immeuble à 7h07. Des images terribles!
    • 13h30: Au centre de crise de la Croix-Rouge
      C'est dans l'ancienne église Saint-André, en face de l'hôtel de Ville et donc à deux pas du drame, que la Croix-Rouge de Liège a installé un de ses deux centres de crise. Une centaine de gens, le regard hagard, s'y réchauffe avec une tasse de café tandis que des bénévoles continuent d'arriver pour apporter leur aide.
      "Nous avons déclenché notre plan d'intervention médicale dès 2 heures du matin", indique Michèle Quinet-Ledocte, présidente provinciale de la Croix-Rouge, qui coordonne les opérations avec Jacqueline Trinon, la présidente de la Croix-Rouge Liège-Angleur.
       Depuis, une cinquantaine de personne, bénévoles, secouristes et médecins sont sur le terrain. Quelques psychologues du service d'intervention d'urgence psychosociale sont là aussi. Car si les blessés graves et légers sont depuis longtemps dans les hôpitaux liégeois, il reste là beaucoup de gens choqués par ce qu'ils ont vu et vécu.
      Sur une grande table à l'entrée, on rempli les fiches: avec les noms des victimes mais aussi ceux des amis et de la famille qui cherchent des nouvelles de leurs proches qui habitent le quartier. Une sorte de banque de données croisée qui permet de rassurer. Mais pas tout le monde... Cet homme attablé est toujours sans nouvelle de sa nièce, une fillette de 12 ans qui venait d'emménager dans l'immeuble il y a une semaine. La maman, sortie des décombres est hospitalisée mais on restait sans nouvelle  de sa fille.
      En pyjama et chaussettes...
      "Beaucoup de gens nous disent qu'ils ont été heureux et soulagés de trouver un lieu où se mettre à l'abri presqu'immédiatement après l'explosion, explique Michèle Quinet-Ledocte. Car en plus il fait très froid dehors."
      Derrière les tables où l'on sert les tasses de cafés, il y a d'ailleurs une valise bourrée de coiuvertures et de pull-over. "C'est un jeune africain du quartier et une jeune fille qui l'ont aménée, indique Jacqueline Trinon. Ils ont même laissé leur numéro de téléphone en disant qu'ils pouvaient amener d'autres vêtements si nous en avions besoin. J'ai trouvé ce geste formidable, j'en ai encore la chair de poule..."
      D'autres vêtements et couvertures étaient attendus dans l'après-midi. Les vesti-boutiques, ces magasins de vêtements de seconde main, de Liège, Huy et Ans, ayant été appelé à la rescousse. Une aide qui sera précieuse quand on sait que beaucoup des sinistrés sont ont quitté leur logement sans rien. "On a même eu un couple qui est arrivé ici en pyjama et en chaussettes..."

     

  • 13h20: un hôtel propose d'héberger les personnes sans-abri
    Entre 20 et 30 personnes sont sans abri suite à cette explosion, a annoncé l'échevin liégeois des Affaires sociales, Benoît Drèze. Un hôtel liégeois, le Park Inn, situé à Bierset, s'est porté volontaire pour héberger les sinistrés.
    Un centre de crise a été installé place du Marché, dans l'ancienne église Saint-André. Des lits ont été installés durant la nuit; des couvertures et de la nourriture ont été distribués. Une cinquantaine de personnes se trouvaient au centre en matinée. "Il s'agit de personnes dont les habitations ont été partiellement détruites mais aussi de personnes qui recherchent des parents et des amis", a expliqué Benoît Drèze.
    Un numéro vert (0800/94.000) a été mis en place à destination des victimes et de leurs familles. A 11h, le numéro avait recueilli 140 appels.
  • 13h15: "J'ai cru que c'était un bombardement..."
    Les yeux rougis par les pleurs et une nuit sans sommeil, protégée du froid par une couverture qui couvre son training sans doute enfilé en vitesse, Miryana Bobcheva est encore tremblante, dans l'église Saint-André. L'édifice désacralisé qui a été transformé en centre d'accueil pour les habitants du quartier privés de logement. Elle n'habite pas dans l'immeuble qui s'est effondré, mais la jeune femme a bien cru que le sien, situé tout à côté, allait tomber aussi. Je suis sortie dans la rue avec mes parents et là, j'ai cru qu'il y avait encore un bombardement. Il y a des flamèches qui tombaient partout sur les toits, les gens s'effondraient dans la rue et ne savaient pas où aller, il y avait du verre partout... c'était horrible. Et puis on a vu un incendie, des flammes qui passaient au-dessus des toits de la rue Léopold vers la rue de la Madeleine..." Un jeune homme s'approche d'elle et lui explique qu'une jeune fille est à la recherche de son copain. Un étudiant français en Erasmus à Liège, qui habitait l'immeuble et dont elle est sans nouvelle... "Mais oui, je le connais!", s'écrie Miryana. Avant de s'éloigner, courbée sous sa couverture, de nouvelles larmes dans les yeux.
  • 13h: enquête ouverte
    L'origine de l'explosion n'est pas encore déterminée avec certitude. Il pourrait s'agir d'une explosion de gaz mais le parquet a annoncé que le dossier serait mis à l'instruction mercredi après-midi, sur base de destruction mobilière avec la circonstance aggravante de décès. Aucun décès n'a encore été déclaré officiellement mais les secouristes sont toujours sans nouvelle d'au moins deux personnes ensevelies. L'enquête a été confiée à la police judiciaire fédérale.

    Samedi, un habitant de l'immeuble ravagé avait contacté les secours car il avait décelé une odeur suspecte de gaz. "C'est exact. Je confirme que l'alerte a été déclenchée. Elle a entraîné l'intervention de la police, des pompiers et de l'association liégeoise du gaz mais les rapports sont catégoriques pour affirmer qu'il n'y avait aucune fuite de gaz dans le bâtiment", a expliqué le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer.
  • 12h55: le roi vient durant l'après-midi
    Le roi Albert II se rendra ce mercredi après-midi sur les lieux de l'explosion. Il devrait arriver vers 15h30. La ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom, s'est quant à elle rendue sur les lieux dès le matin. Elle a également félicité le travail des services de secours.
  • 12h30: Sans nouvelle de sa nièce de 12 ans
    L'homme est venu chercher un peu de réconfort dans un des deux centres de crise de l'ancienne église Saint-André. Sirotant une tasse de café, il semble très accablé. Mais non, il ne souhaite pas témoigner. "je suis trop ému...", fait-il savoir. On le comprend: sa nièce, une fillette de 12 ans est une des deux personnes officiellement portée disparue dans les décombres de l'immeuble effondré. Triste coup du sort, elle venait d'aménager là il y a une semaine à peine. La maman, elle, a été sortie des décombres fumants par les pompiers de Liège. Selon les témoignages, elle dit avoir vu un pompier se diriger vers la chambre de sa fille. Mais dans quel état se trouvait cette pièce? Impossible de le dire. Mais depuis, elle est sans nouvelle d'elle.
    Selon certains témoignages, il pourrait toujours y avoir plus de deux personnes sous les décombres. On parle de maximum six. Avant l'effondrement de la maison, les services de secours avaient pu établir un contact oral avec deux personnes. "Mais depuis lors, nous n'avons plus connaissance d'aucun contact", a expliqué le chef des pompiers de Liège, le colonel Jean-Marc Gilissen, qui garde cependant espoir. Un chien a été amené sur les lieux pour aider aux recherches.


    Pour les secouristes, un grand espoir existe de retrouver des survivants. "J'en suis convaincu", a noté le colonel Nicolas Tuts, de la Protection civile. "La structure du bâtiment est faite de telle manière qu'on peut penser qu'il comporte des coins de survie", a-t-il remarqué.

    En tout, vingt personnes ont été blessées, dont deux grièvement, ont confirmé les services de secours. Quinze d'entre elles ont été transportées dans 6 hôpitaux par des ambulances, et 5 se sont rendues d'elles-mêmes à l'hôpital pour y recevoir des soins. Il semble que seuls 2 blessés étaient effectivement domiciliés dans les maisons touchées.

Contexte:

Cette nuit vers 2h, une violente explosion s'est produite dans le centre-ville de Liège, non loin de la place Saint-Lambert, au numéro 18 de la rue Léopold. Pour une cause encore indéterminée, l'immeuble de 5 étages a explosé entraînant un important incendie. Une vingtaine de personnes ont été blessées, dont plusieurs grièvement. Le travail des secours était particulièrement difficile pour circonscrire l'incendie car des habitants étaient toujours coincés sous les décombres.

Prises au piège, les deux personnes étaient en contact avec les pompiers. Mais alors qu'ils venaient d'envoyer une caméra pour les repérer, le bâtiment s'est effondré vers 7h07 sur eux. Les pompiers ont immédiatement procédé à un appel . Aucun n'était manquant.

Par contre, les pompiers sont toujours sans nouvelles des deux habitants, même s'ils continuent les recherches en creusant un tunnel via la rue de la Madeleine. Selon nos informations, l'une des victimes est professeur au collège Saint Croix à Hannut et la seconde est architecte.


Une dizaine d'appartements

Les secours n'étaient pas en mesure de dire avec certitude si des personnes avaient péri dans le sinistre mais plus de 20 personnes ont été emmenées d'urgence dans les hôpitaux. Les pompiers redoutent la présence d'autres corps sous les décombres. 

Douze personnes étaient domiciliées dans l'immeuble qui s'est écroulé mais on ne sait actuellement toujours pas combien de personnes se trouvaient dans l'immeuble au moment de l'effondrement. Dans la rue Léopold, de nombreuses habitations sont dans l'oeil de la justice pour des dossiers relatifs à des "marchands de sommeil". Le nombre de personnes résidant effectivement dans les maisons est donc difficilement quantifiable. Il n'est actuellement pas confirmé que cet immeuble soit concerné par ces dossiers mais un doute subsiste.

"L'inquiétude réside dans ce qu'on ne connaît pas", a commenté le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé, mercredi matin, sur les lieux.

Ils s'affairent toujours sur place pour tenter de retrouver des survivants.

 

Les deux immeubles de cinq étages comptaient chacun une dizaine d'appartements ou studios. La maison détruite est un immeuble à appartements dans lequel sont domiciliés 12 personnes. Les secours devront déterminer combien de personnes vivaient dans ces deux immeubles. Il est en effet d'ores et déjà apparu que tous les occupants n'étaient pas enregistrés comme habitants de ces immeubles.

GED

Explosion de gaz

La cause du sinistre doit encore être déterminée. Mais il s'agit vraisemblablement d'une explosion due au gaz.  Dimanche, une alerte au gaz avait été signalée dans ce quartier. Mais les pompiers n'avaient rien découvert.  Mais selon le ourgmestre de Liège, Willy Demeyer, les pompiers avaient effectué toutes les vérifications de manière approfondie et aucune fuite n'avait été décelée. "Il s'agit d'un malheureux concours de circonstances", a expliqué le bourgmestre liégeois mercredi sur les ondes de la RTBF.

 

 

Centre de crise

Sur place un centre de crise a été ouvert dans l'ancienne Eglise Saint-André ainsi qu'un numéro de téléphone 0800 94 00. Des fonctionnaires aident les victimes ainsi que les parents des victimes à remplir les formalités d'assurance. Des couvertures et de la nourriture sont dispensés par la quinzaine de personnes des services sociaux de la ville et des psychologues. Quelques lits ont été installés car une cinquantaine de personnes se retrouvent sans abri.
C'est là aussi que se rendent les familles qui sont sans nouvelles de leurs proches. Une maman recherche ainsi son fils, domicilié dans l'immeuble qui s'est effondré. Une autre famille éplorée est pour sa part sans nouvelle de sa fille. Une quarantaine de personnes se trouvent au centre de crise mercredi matin. Certaines sont très traumatisées. L'aide de médecins et de psychologues a été requise.

D'importants dégâts

Cette explosion aura des conséquences pour tout le quartier. En effet, la déflagration a touché les immeubles voisins. Des débris ont été projetés jusqu'à 100 mètres et les vitres ont explosé.

Conseil communal

L'explosion a eu lieu alors que le conseil communal était toujours en cours dans l'hôtel de ville voisin. Sur place Christine Defraigne explique qu'elle a d'abord cru à un attentat.  "On en a senti le souffle, les vibrations...Les vitres étaient pètés. C'était d'une violence extrême, c'était comme un bombardement. "

Audiences perturbées au palais de justice

Aux alentours de la rue, de nombreuses vitres ont explosé, notamment place du Marché, mais aussi à l'hôtel de Ville et au palais de justice.
Au palais, une soixantaine de vitres ont volé en éclats. Des salles d'audience ont été sinistrées et des audiences ont dû être déplacées. Le déroulement des audiences a donc été perturbé mercredi matin à Liège.
 

 

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