L'affaire du mur est plus ancienne que celle du chancre. Elle date de l'ancienne législature, époque où on avait donné à l'Ermetonais l'autorisation de réparer un mur en partie mitoyen avec sa propriété et la commune. Il offrait sa main d'oeuvre et la commune les matériaux pour restaurer ce mur. L'intéressé alla outre du travail convenu : il détruisit les fondations de ce mur et demanda à la commune de fournir le béton destiné à de nouvelles fondations, ce que la commune refusa. En fait, selon MMes Leboutte et Gillet, les avocats chargés de cette affaire, la commune se serait trompée et aurait donné une autorisation de réparation d'une partie du mur, propriété de la Fabrique d'église. Après coup, elle a trouvé que son coût d'intervention serait trop élevé. Dès lors, l'Ermetonais ne commença pas les réparations. On avait fixé au 31 décembre 2007, la fin des travaux de réparation du mur. Il n'en a jamais rien été, fatalement, les deux parties n'arrivant pas à s'entendre. Un groupe central de médiation et d'arbitrage a voulu soultionner le problème à l'amiable. En vain. L'affaire a été portée devant la Justice et est toujours pendante. Sans doute que ceci a été à l'origine du «pétage de plomb» par l'Ermetonais, hier. L'intéressé prétend que ce qui composait le chancre venait en partie des éléments du mur; or, selon la commune, l'autorisation de réparer le mur date du 22 juin 2006, alors que le premier ordre de nettoyer les lieux date du 2 juin de la même année...

M. M.