La Galipette voit son conseil d'administration remanié. Rapport de cause à effet? Pour le Groupe PS, il y a des raisons de le penser.

Hier soir, l'assemblée générale de «La Galipette» devait - en principe - acter les démissions de Marie Van Eyck et Laurette Seret, respectivement présidente et vice-présidente du conseil d'administration (CA) de la «Galipette». Celles-ci devraient être remplacées par Annick Sacré, présidente du CPAS, et Francis Dejon, bourgmestre. Le conditionnel est toutefois de mise concernant ce scénario. Pour le Groupe PS, «ces nouvelles nominations ne peuvent être actées. En effet, l'assemblée générale ne peut pas acter quelque chose qui n'a pas été reconnu par le conseil d'administration. Celui-ci n'a toujours pas eu les écrits de démission de Mesdames Van Eyck et Serret», explique Marie-Eve Haidon. Ces deux démissions ne sont pas les premières. La «mauvaise ambiance» avancée par le PS est-elle à la base de ces deux démissions? Pour Marie-Eve Haidon, il y a des raisons de le penser. «Ces deux démissions ne sont pas les premières. En 2010, 4 autres administrateurs ont déjà démissionné . Ces démissions sont dues entre autre à un ras-le-bol par rapport à la situation.» Est-ce également le cas de Marie Van Eyck et de Laurette Seret. Les deux dames ont-elles été poussées vers la sortie? «Absolument pas. J'ai démissionné de mon plein gré », affirme Marie Van Eyck. Quant aux raisons de sa démission, Marie Van Eyck est très claire. «Je garde mes explications pour le CA de ce soir (NDLR : lire hier soir) Concernant les accusations portées à l'encontre d'une ASBL dont elle a été présidente durant de nombreuses années, Marie Van Eyck ne préfère pas s'étendre. Tout au plus dira-t-elle : «L'ambiance pourrait être meilleure mais ce qu'on dit sur la Galipette va beaucoup trop loin.» Un point de vue entièrement partagé par Laurette Seret. «Je n'ai pas été obligé de démissionner. Je l'ai fait de moi-même.» Cette dernière se montre agacée quant à ces attaques contre ce qu'elle appelle «une histoire de coeur». «L'intérêt de l'institution est mis en péril par des mesquineries. C'est vraiment dommage de détruire l'institution. Notamment par rapport aux membres du personnel. Ceux-ci font un travail incroyable», conclut-elle.