Saint-Georges : la Galipette pose question

Le Groupe PS de Saint-Georges dénonce les conditions de travail à la Galipette. Des accusations rejetées en bloc par la directrice.

Mais que se passe-t-il donc à La Galipette? Réel malaise au sein de la maison de l'enfant et d'accueil extrascolaire de Saint-Georges ou simple procès d'intention? Pour Marie-Eve Haidon, la cheffe de groupe du PS à Saint-Georges, le malaise au sein de l'ASBL est bien présent. Et il ne date pas d'hier. «En 2009, plusieurs administrateurs de La Galipette ont reçu une lettre anonyme dans laquelle on parlait d'un problème d'ambiance ayant des répercussions sur le bien-être des enfants.» Dans cette lettre, le corbeau parle notamment «de problèmes de surveillance des enfants», précise Marie-Eve Haidon. Cette lettre est néanmoins restée sans suite. Après quelques mois d'accalmie, le PS va à nouveau interpeller le Collège communal. «Le 16 septembre 2010, nous avons déposé un point à huis clos au conseil.» La raison de celui-ci? «Depuis 2007, la moitié des membres du personnel (NDLR : 6 sur 12) ont interpellé la médecine du travail. Après consultation, ils ont reçu des certificats médicaux délivrés par leur médecin traitant voire même par des psychologues. Ces membres du personnel dénoncent des faits graves tels que des brimades ou encore du harcèlement moral. Oui, il y a un problème avec la directrice. À cette époque, il lui a d'ailleurs été demandé qu'elle suive une formation pour gérer les conflits au sein de son institution.» Responsable de «La Galipette», Sandrine Pironnet balaie d'un revers de la main ces accusations. «Je n'ai pas de problème avec le personnel. (NDLR : ce dernier préférait ne pas s'exprimer) J'ai toujours eu un bon rapport avec celui-ci. Pour tout vous dire, l'ambiance est même très bonne. Pour ce qui est de la formation, je l'ai bien suivie. » Quant au harcèlement, Sandrine Pironnet tombe des nues. «Moi harceler quelqu'un? Soyons sérieux. Je pourrais être harcelée mais pas le contraire. Je suis peut-être trop gentille, voilà le problème.»

Marie-Eve Haidon avoue que «le malaise général ne se limite pas qu'à la directrice.» La conseillère communale tient aussi à préciser. «C'est une situation extrême que l'on ne cautionne pas. Mais soyons clairs, les enfants ne sont absolument pas en danger en fréquentant La Galipette.»Le groupe PS de Saint-Georges a toutefois décidé d'interpeller les Ministres Furlan et Nollet pour demander une expertise de l'administration. «Nous les interpellons non pas pour déposer un recours mais bien pour avoir une expertise de l'institution. Expertise que nous n'arrivons pas à obtenir au niveau communal», conclut Marie-Eve Haidon.