La «goutte qui a fait déborder le vase», c'est la décision, par l'hôpital de ne pas payer leur pécule de sortie à tous les membres de personnel qui y avaient droit. Ce pécule de sortie est dû à tout agent contractuel quand il est nommé. C'est en quelque sorte le solde de son compte comme contractuel, comprenant le pécule de vacances mérité durant son contrat.

«Après un débat juridique au tribunal du travail, le CHPLT a été obligé, suite à une action de l'ONSS-APL (NDLR : la sécurité sociale) de payer ce pécule de sortie aux agents nommés depuis 2007. Cela a été fait en janvier. Mais l'hôpital refuse de le faire pour ceux nommé auparavant, entre 2004 et 2006, sous prétexte qu'il y a prescription. Cela concerne 276 personnes, qui n'ont pas touché, en moyenne, 800 à 1 000 ¤ nets, expliquent les représentants syndicaux.

Pire : «Le gestionnaire reconnaît que ce n'est pas juste et équitable mais, lors d'une réunion de concertation, la semaine dernière, le président Desama nous a répondu qu'il n'était pas question d'honorer cette dette d'un million d'euros au total. Pourquoi? Parce que, selon ses propres mots, cette charge financière est "inconcevable" dans le contexte financier déficitaire actuel. Il a même joué la provocation en ajoutant que la seule solution possible serait de dégager des marges bénéficiaires et, ce n'est pas une blague, par de nouveaux efforts du personnel lui-même.» Inacceptable, pour le front commun syndical.