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LA ROCHE-EN-ARDENNE

Et maintenant le maillot ?

Et maintenant le maillot ?

© EdA

Le Nadrinois Paulin Baland, vainqueur du GP de Francfort dimanche en débutants, n'a pas reçu de message de félicitations de son concitoyen Maxime Monfort. Ce qui ne l'a pas empêché d'être accueilli par des hourras à son retour au pays. Sa page personnelle, sur facebook, peut en témoigner. Le lauréat, lui, savoure. «J'ai pris congé lundi pour me remettre de mes émotions, sourit cet étudiant en 4e année à l'institut du Sacré-Coeur à La Roche. À mon retour à l'école, mardi, même des professeurs m'ont félicité. Je ne vais pas dire que je n'en ai pas l'habitude, mes notes étant honorables, mais ça fait tout de même plaisir.» Deuxième à Saint-Georges quinze jours plus tôt, Paulin Baland s'est offert sur le circuit allemand le premier bouquet de sa jeune carrière. Sur un tracé qui, visiblement, galvanise nos provinciaux. En 2009, Gabriel Forget avait ramené la médaille de bronze de la cité allemande. L'an passé, c'était au tour de Renaud Lequeux de s'illustrer dans la ville la plus riche d'Allemagne. «Si on m'avait dit, au départ, que j'allais l'emporter, j'aurais franchement rigolé, avance le coureur du team Vérandas Willems. J'ai cru en mes chances dans le dernier tour, quand je suis revenu sur le fuyard. À Saint-Georges, j'avais commis une grosse erreur : je m'étais beaucoup trop montré. Cette fois, j'ai laissé mon adversaire se fatiguer. Si bien qu'au sprint, je lui ai mis dix vélos dans la vue. Quel bonheur de s'imposer sur une épreuve de cette envergure. D'autant plus qu'il y avait du monde sur la ligne d'arrivée. Et même un grand écran, puisque les juniors et les espoirs, puis surtout les professionnels, en décousaient au même endroit plus tard dans la journée. J'ai d'ailleurs pu récupérer une petite dizaine de bidons dans l'aventure.» Des bidons vidés de leur contenu. Ce qui n'empêche pas le jeune Nadrinois de rêver du maillot de championnat provincial. Dimanche, à Vielsalm, il entend bien récidiver. «Mais ce sera difficile, parce qu'il n'y a rien de plus décousu qu'un championnat provincial, dit-il. Ce sont souvent des courses sans queue ni tête. Ceci dit, j'espère frapper un grand coup. D'autant plus que je ne serai pas très loin de chez moi. Plusieurs copains de l'école m'ont déjà dit qu'ils viendraient m'encourager. Je n'entends pas les décevoir.» Ah oui, au fait, Paulin Baland n'est pas un ingrat : «Mes coéquipiers méritent une bonne part du gâteau. S'ils n'avaient pas contrôlé la meute comme ils l'ont fait, jamais je ne me serais imposé à Francfort.»