FRANCOIS BELLOT

«Que la SNCB dise clairement si elle le veut»

«Que la SNCB dise clairement si elle le veut»

© EDA

Pourquoi avoir initié ce voyage en délégation, en Suisse et en Italie?Nous sommes arrivés au bout de la logique d'interpellation. La SNCB, dans le cadre du consortium avec les autres opérateurs ferroviaires, doit dire clairement si elle veut le pendulaire sur la ligne Bruxelles-Luxembourg. Lors de ce voyage, les Suisses, eux, nous ont clairement indiqué qu'ils veulent faire du Zurich-Luxembourg-Bruxelles. Ils se disent même prêts à investir dans le matériel roulant. Autre point important, nous voulions bien comprendre le sujet. La conclusion : pour un investissement modéré, le pendulaire allie le confort et la rapidité.Et maintenant?Les forces vives des deux provinces vont agir d'une seule voix. Nous avons compris les avantages du pendulaire, concrètement. Nous allons entamer des démarches, notamment auprès du conseil d'administration de la SNCB. Je regrette que malgré les nombreux appels du pied, jusqu'ici, il n'y ait eu aucune déclaration du gouvernement wallon sur le sujet. Il faut dire que nos relais à la SNCB ne sont pas très importants. La force des Flamands, c'est aussi la faiblesse des Wallons.Y a-t-il urgence à se décider?Avec le prix du pétrole, on le sait, tout va changer. On sait aussi qu'un jour, les sauts de puce en avion, ce sera terminé. Si on n'inscrit pas l'axe ferroviaire Nord-Sud dans le réseau des grandes lignes internationales, on sera mis hors jeu. Il ne faut pas rater le coche. Dans le futur, les espaces ruraux éloignés des grands axes de transport public souffriront, très durement.