Quand ils enfilent leur costume de peau, leurs perles et leurs plumes, ils s'appellent Vasila et Akinajin, soit «celle qui prend pitié d'autrui» et «celui qui revient et qui reste». Dans la vie de tous les jours, vous pouvez vous contenter de Linda et Marcel.

«Oui, au boulot, on m'appelle parfois l'indienne, nous indique celle qui nous a ouvert bien gentiment la porte de son tipi. Je suis hôtesse d'accueil pour une entreprise d'entretien d'espaces verts et je viens parfois au travail avec des colliers indiens. On connaît ma passion : certains comprennent, d'autres me prennent pour une folle, c'est comme ça ».

Masila et Akinajin ne vivent pas en permanence sous le tipi. «En Belgique, c'est tout simplement interdit», affirme-t-elle. Elle déploie les poteaux et la toile lors de manifestations comme le festival international des cabanes ou pendant les vacances, avec d'autres passionnés du mode de vie indien.

«Il y a tout le confort à l'intérieur d'un tipi. On peut faire du feu à l'intérieur et cuisiner, explique notre interlocutrice. Un trou est prévu pour l'évacuation des fumées. Mais en cette saison, il n'y a pas besoin de feu pour chauffer le tipi. C'est assez chaud» . A l'intérieur, des tapis, des coffres, le nécessaire mais pas trop car le tipi est adapté à la vie nomade. «Il nous faut une heure environ pour la monter, quatre pour tout installer. Cela va vite, mais je sais que d'autres sont capables de le faire en un quart d'heure». B.M.