«Gérer un hôtel, c'est intensif, 7 jours sur 7!»

Si Stéphanie Legros adore son boulot, elle sait aussi qu'elle ne finira pas sa vie derrière le comptoir de son « hostal ».

Séparée depuis un an, Stéphanie Legros gère désormais seule son établissement. Si elle peut compter sur la précieuse aide de son employée Rosa, elle l'avoue cependant : «C'est un travail très intensif et qui demande énormément d'énergie!» . Prendre du recul est ainsi parfois bien nécessaire, lorsque l'on accueille quotidiennement des touristes à qui il faut réexpliquer la même chose, encore et encore. Gérer un hôtel dans un village de 3000 âmes à une heure de route de la prochaine ville, c'est aussi une sérieuse organisation. «Je descends au moins une fois par semaine à Santiago, parfois deux fois en haute saison, pour faire le plein de courses et de tout ce que je ne peux pas trouver ici au village.» Un boulot non-stop, 7 jours sur 7. Stéphanie envisage ainsi de passer les rênes, d'ici quelques années. «Je sais que je ne m'occuperai pas de l'hostal toute ma vie. J'aimerai retourner à une vie simple et sans souci», confie-t-elle.

La haute saison touche à sa fin. Les mois de mai et juin sont, comme chaque année, un peu plus creux. De quoi laisser place à la saison des pluies et donner ainsi un peu de répit à Stéphanie, qui, elle l'avoue, a grand besoin d'un break. La Belge n'en profitera cependant pas pour rentrer au pays... «J'y retourne très rarement, en fait. J'aimerais pouvoir le faire une fois l'année, mais ce n'est bien souvent possible qu'une fois tous les deux ans. Et quand j'y retourne, c'est toujours un choc. Je ne m'y sens plus chez moi, tout va trop vite et est trop organisé, bien trop compliqué!», commente celle qui se verrait bien passer un maximum de journées sous le soleil à observer les légumes pousser et écouter le chant des oiseaux dans sa cabane, au fond du jardin. O.M.