Tronçonneuses, stères, sciure de bois et autres propos bûcherons s'étaient invités au dernier conseil communal. En cause : un déboisement aussi important qu'inattendu réalisé par les pompiers, sous la responsabilité de leur commandant, au quartier de la Vacherie derrière les habitations. Une coupe claire sur plus d'un hectare pour «nettoyer» le site de la future caserne et de l'école du feu. C'était l'explication donnée. Mais, problème, ce sacré boulot avait été fait sans autorisation... Sans vouloir scier, cdH, Écolo et MR revenaient sur le sujet jeudi. Avec des préoccupations notamment pour les riverains, dans le chef de Jean-Luc Revelard. Le site en question est pollué et, maintenant qu'il a été mis à blanc, rien n'empêche la dissémination par le vent de poussières nuisibles: «Envisagez-vous une solution temporaire, reboisement pour rétablir une zone tampon vers les habitations?» Une zone tampon, non, car le site doit accueillir la caserne. On ne va donc pas replanter. Mais le bourgmestre promet un remblaiement rapide pour éviter la dispersion de la pollution. Se pose aussi la question de savoir si la parcelle déboisée est bien celle destinée au double projet caserne-école du feu. D'après l'Écolo, relayant l'avis des riverains, ce n'est pas sûr.

Jean-Charles Luperto le confirme pourtant : «C'est bien de ce site qu'il s'agit, l'école du feu s'implantant dans le prolongement du nouveau casernement et s'y intégrant de manière harmonieuse.» L'endroit a été choisi en son temps pour sa proximité de la N98. Il n'est donc pas question non plus de déplacer les projets.

Par ailleurs, une enquête administrative est en cours pour éclaircir les circonstances du déboisement. Pour Bernard Riguelle (cdH) et Francine Duchêne (MR) il y a des zones d'ombre : «D'où est venu le matériel qui a servi à dessoucher, à refendre le bois? Et où est passé le bois, sachant qu'on parle de plus de 200 stères?» Prudent comme un sioux en terrain dégagé, le mayeur ne s'avance pas sur les éléments d'enquête, dont il attend qu'elle soit clôturée. Le bois a été stocké dans les ateliers communaux, avant qu'on ne décide finalement à qui il revient... comme l'éventuelle volée de bois vert...

S.Si

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