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Bodet : «Je suis fâché et déçu» Aywaille Habay-la-V. Dimanche 15 h

Samuel Bodet, on ne parle plus de maintien à Habay-la-Vieille. Mais vous êtes à la 2e place au classement de la troisième tranche, à deux points de La Calamine. Ce match à Aywaille est donc important?Oui. C'est bien d'avoir toujours un objectif. Il faut garder un enjeu pour notre dernier match à domicile, afin d'avoir du monde.Disputer le tour final, ce serait tout de même exceptionnel, non?Bien sûr. Il faudrait voir, aussi, dans quel état d'esprit on aborderait ce tour final. Avec la chance et la réussite qui nous habitent depuis le début du deuxième tour, si on a un tirage favorable, tout pourrait être possible. Mais je pense que cela poserait alors problème au club. Enfin, on n'est pas encore là. Il faut d'abord gagner à Aywaille, puis contre Hamoir.Le groupe reste très motivé?On a atteint notre objectif principal, le maintien, en une demi-saison. Dans la tête des joueurs, je ne dirais pas qu'il y a eu un relâchement ces deux dernières semaines, mais une petite décompression tout de même. C'est logique qu'on souffle mentalement. C'est humain.Quel fut votre sentiment à l'annonce de l'arrivée de Mathieu Detaille dans l'équipe, pour la saison prochaine? C'est un fameux concurrent.Je suis fâché et déçu. Surtout que je l'ai appris via les journaux. J'ai l'impression que les responsables des transferts du club (NDLR : Verlaine, Zanini, Sizaire) ont manqué de clarté vis-à-vis de moi. Il y a un mois, j'ai annoncé que je restais. Et Johan (Crochet) aussi. Il n'a jamais été question de faire venir un autre gardien. Si on m'avait présenté la situation de cette manière, c'est sûr que j'aurais vu les choses différemment.Peur de la concurrence?Il y a la concurrence, oui, mais c'est un tout. Si j'ai quitté Bertrix il y a deux ans, c'était pour sortir de ce milieu de concurrence et de pression, que je connais déjà dans ma vie professionnelle, en tant que kiné indépendant. Alors, ce n'est pas pour retomber dedans. À 31 ans, ce n'est plus ça que je veux. Et je pense, de toute façon, que Mathieu ou moi sur le banc, ce serait du gâchis.Où en êtes-vous aujourd'hui?Je suis désaffilié, pour me couvrir. Évidemment, il y a davantage de chances que je quitte Habay, plutôt que je reste. Si j'ai une opportunité de trouver quelque chose qui me convienne, je la saisirai.Déjà des pistes?Deux, trois contacts, dans la province. Par téléphone. Rien de bien précis, jusqu'à présent.La Promotion n'est pas une priorité?Non. Du tout. Je pourrais même jouer en 2e provinciale, à partir du moment où je m'y retrouve au niveau de mes attentes.Dans votre tête, vous êtes parti?Oui. Je ne vois pas mon avenir à Habay. Je serais très déçu de quitter ce club, parce que c'est une décision qui ne me revient pas. Et parce que j'avais trouvé une stabilité, à tous niveaux : footballistique, professionnel et relationnel. Je me suis fait énormément d'amis à Habay. Mais j'ai beaucoup de rancoeur.Vous avez eu l'occasion d'en parler avec l'entraîneur Lionel Zanini?Oui, encore ce jeudi. Il souhaite que je reste, mais il comprend mon choix. Le mal est fait. C'est dommage, mais c'est le monde du foot. Je pensais que ce n'était pas comme ça à Habay-la-Vieille, un club familial. Mais l'aspect familial a perdu sa place. Et des équipiers sont également déçus.Vous en avez discuté ave Mathieu Detaille?Oui. Je l'ai eu longuement au téléphone. Je ne lui en veux pas du tout. C'est moi qui lui appris que je restais à Habay. Depuis le début, on lui disait que je partais...


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