Le beau, l'art, quelle place chez nos grands-mères ? Dans notre société des collines, il y a plus de cent ans, cinquante ans et encore... même si l'impératif du travail utile est loi, je remarque de petits faits qui expriment le beau dans la vie quotidienne des femmes.

Déjà, même si le lourd tablier montre le poids du travail, nos grands-mères sont coquettes. Témoin, cette multitude d'ouvrages de mains, les dentelles, broderies sur les draps, les sous-vêtements, ce soin jaloux à échafauder de savantes coiffures, chignons, crans, épingles et peignes décoratifs, les cadres, les globes en verre représentant la religion ou la famille.

Et si l'on parle du jardin potager, si lucratif, le beau s'y trouve. On prépare les semences, les pieds, les plants de dahlias, des soucis, asters, muguets, oeillets, jonquilles, bleuets et pavots, des primevères, des cosmos, des perce-neige et j'en passe, des arbustes comme le buis, le lilas... On en fait des bouquets pour la maison mais aussi pour la chapelle, l'église.

Lucie Dionkre-Noppe, extrait de l'ouvrage collectif «Miroir, regard de femme», Ecomusée, Lahamaide

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