AMSTEL GOLD RACE

Andy Schleck: «Il faudra lâcher Gilbert»

Andy Schleck: «Il faudra lâcher Gilbert»

Les Schleck pour la première fois chez nous ce printemps. Reporters

Les frères Frank et Andy Schleck font leur réapparition à l'occasion des «Ardennaises». Pour eux, l'Amstel constitue le morceau le plus dur.

Les frères Schleck seront à l'oeuvre à l'occasion de ce qu'on appelle «les Ardennaises», même si Huy (pour la Flèche Wallonne) et Valkenburg (pour l'Amstel) ne font pas précisément partie de la région traversée par Liège-Bastogne-Liège. Cela n'empêche pas les coureurs de qualifier ces trois courses d'ardennaises de par leur profil casse-pattes.

Le premier volet de ce triptyque, l'Amstel en l'occurrence, c'est pour ce dimanche. Ce dont se réjouissent Frank et Andy Schleck. Il est vrai que le premier s'est imposé au sommet du Cauberg en 2006 et que le plus jeune des frères avait, lui, remporté Liège-Bastogne-Liège en 2009. Dans la famille, on ne cache pas qu'on aimerait cette fois inverser les rôles. «J'adore l'Amstel, annonce Andy à nos confrères luxembourgeois du Quotidien. Même si c'est une course très nerveuse, elle reste mythique parce que ce sont toujours les plus forts qui sont devant. Il faut sans cesse s'y battre pour se placer avant les montées. Maintenant, poursuit Andy, si j'arrive au pied du Cauberg avec Gilbert, je ne gagnerai jamais. Le pur grimpeur que je suis n'a aucune chance face à un sprinter qui monte bien. Le Mur de Huy, par exemple, me convient beaucoup mieux. Et donc, on sait ce qu'il reste à faire à Valkenburg : arriver après avoir lâché Gilbert, Freire, Vinokourov ou Sanchez... Cela ne sera pas facile et c'est pour cela que je dis que cette course est vraiment compliquée.»

Frank partage aussi l'avis de son frère cadet. Mieux, il se dit impressionné par Philippe Gilbert, qui s'était imposé autoritairement l'année passée. «C'est vrai qu'il est très fort, reconnaît Frank. Et je pense que l'Amstel lui convient mieux que Liège-Bastogne-Liège, qui, on le sait, reste son grand objectif. Gilbert passe aisément les bosses courtes qu'on trouve sur l'Amstel. Et je reste impressionné par sa capacité à rester en forme aussi longtemps. C'est un super-coureur.»

Frank estime aussi que cet Amstel ne donne pas droit à l'erreur. «Parce que dans les cent derniers kilomètres, explique le Luxembourgeois, cette course par élimination nécessite qu'on se trouve parmi les quarante premiers pour aborder les montées.» Parmi les 32 côtes au programme, Andy trouve que la plus difficile, l'Eysenbosweg, se situe encore trop loin de l'arrivée, soit à 25 km. «Comme c'est la plus sélective du parcours, argumente-t-il, elle devrait éliminer beaucoup de coureurs. Mais ceux-ci ont toujours le temps de revenir ensuite. Quant au Keutenberg, il est certes très raide, mais beaucoup trop court pour faire la décision.»

Avec Cancellara

En attendant, les frangins s'estiment en bonne forme. Frank s'est illustré au Critérium International, cependant qu'Andy s'estime heureux d'arriver à ce point de la saison sans aucun bobo. «Et puis, lancent-ils en choeur, on va pouvoir compter ce dimanche sur Fabian Cancellara, dont cela sera la première apparition sur la course. Sa présence nous permet déjà de placer la voiture suiveuse en première position. Mais, au-delà de cela, on sait aussi qu'on peut compter sur Fabian. Nous serons donc trois leaders sur cette course et si cela ne marche pas comme prévu pour Cancellara, on sait qu'il nous aidera. Mais si on le retrouve dans le final, cela sera un sacré client.» On ajoutera que Monfort, Fuglsang, Wegmann ou Voigt peuvent aussi apporter leur pierre à un édifice Leopard toujours à la recherche d'un succès dans une grande classique.



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