TENNIS FED CUP (1/2 FINALE)

Wickmayer: "La Fed Cup, c'est plus de pression mais aussi d'émotions"

Wickmayer: "La Fed Cup, c'est plus de pression mais aussi d'émotions"

Belga

La Fed Cup, c'est son truc. Et c'est tant mieux car Yanina Wickmayer sera notre atout N.1 face à la Tchéquie, ce week-end en 1/2 finale de Fed Cup.

D eux victoires face aux USA en février dernier, ses deux simples aussi gagnés contre l'Estonie il y a un an, tout comme face à la Pologne ou le Canada auparavant : il faut remonter à février 2009 pour relever la dernière défaite en simple de Yanina Wickmayer en Fed Cup. Entre les deux, ça colle, c'est le moins que l'on puisse dire.

«Car j'aime jouer en équipe nationale. On fait toute l'année un sport individuel et ici, c'est différent : on ne joue pas que pour nous-mêmes, mais pour une équipe et un pays. Cela motive encore plus à se donner à fond. Bien sûr, ce week-end, vu les circonstances, j'aurai un peu plus de pression que d'habitude, mais elle ne pèsera pas seulement sur moi et en outre, la Fed Cup procure aussi beaucoup plus d'émotions je le répète. Ça motive. En Fed Cup encore plus qu'ailleurs, je donne toujours tout ce que j'ai».

Une volonté qui sera encore la bienvenue face à la République Tchèque, ce week-end au Spiroudome, où Clijsters absente, tous les espoirs belges reposeront une nouvelle fois sur les larges épaules de la native de Lier. Qui assume.«L'ambition est là. La forme aussi si j'en crois mes derniers résultats, dont mon match de 1/4 de finale à Charleston (USA) fin de semaine dernière face à Caroline Wozniacki (N.1 mondiale). Je me sentais vraiment bien et c'est d'ailleurs passé près (6-4, 4-6, 4-6). Juste après, j'ai été très triste de cette défaite, mais désormais, je n'en retiens que le positif. Je pense que ce fut mon meilleur match contre une Top 10 mondiale. Bien sûr, de retour de ma tournée américaine (Indian Wells, Miami et Charleston), dimanche matin seulement, j'ai accusé un peu la fatigue et le décalage horaire cette semaine, mais rien de grave. Je serai prête ce week-end, c'est sûr».

«J'ai changé»

Demi-finaliste contre Marion Bartoli à Indian Wells avant de faire quasi jeu égal avec Wozniacki, Wickmayer a retrouvé la forme après un début d'année en demi-teinte. Le déclic?«Mon jeu reste mon jeu, soit être agressive, frapper fort, rentrer dans la balle, mais mon nouveau coach (NDLR : le Slovaque Vladimir Platenik à ses côtés depuis quelques mois) a réussi à m'inciter à varier davantage. Pourquoi lui et pas mes précédents entraîneurs? C'est une question de communication et de détails. Je devais progresser sur ce plan pour gagner de grands matches. Cela prendra encore un peu de temps pour être automatique, mais cela m'a déjà aidé contre Wozniacki. J'ai fait des choses différentes, j'ai changé de rythme, de longueurs, etc. Et j'ai vu : cela me rend plus forte, y compris dans ma tête. Je sais que j'ai de nouvelles armes que simplement frapper et c'est rassurant».

Pour elle comme pour l'équipe et les supporters belges.

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